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Courrier mensuel de l'Office de Documentation et d'Information de Normandie

Jeudi 10 Mai 2018

Sous les sabots de Sleipnir, le coursier d'Odin…
Actualités normandes du mois d'avril 2018


Délibérément, arrivée du printemps oblige, nous allons placer cette livraison d’avril sous le signe de la défense de l’environnement, de l’écologie constructive et des opportunités qui sont offertes par une approche positive des questions environnementales. L’actualité, en cette période de l’année, en fournit un témoignage significatif.

 

UN ENVIRONNEMENT SOUVENT FRAGILISE

 

Pour commencer, listons les faits négatifs relatés dans la presse normande :

  • Liberté-Dimanche (22 avril) rappelle opportunément, à l’occasion de l’anniversaire du naufrage de l’Amoco Cadix au large de Port-Sall, le scandale du dépôt des déchets de la marée noire dans des fosses situées dans la plaine de l’estuaire de la Seine, près du Havre. Déchets « oubliés » ? Oh que non ! On ne voit pas d’issue à ce désastre écologique, conséquence d’une fortune de mer, et pour lequel il n’y aura aucune indemnisation pour la Normandie.
  • Près du Havre, toujours, près de 400 000 t. de déchets divers ont été, pendant des décennies, déposés au pied des falaises : les grandes tempêtes et les grandes marées les grignotent petit à petit et… les déposent sur les plages du littoral selon la direction des courants. Scandale absolu auquel il faudrait remédier.
  • Les déchets en Seine, notamment ceux en provenance des inondations dans la partie amont du fleuve font l’objet d’une détection et d’un suivi G.P.S…. Premiers pas vers une énergique politique d’assainissement de notre fleuve royal ?
  • La municipalité de Rouen se fait taper sur les doigts pour avoir abattudes arbres centenaires à l’emplacement réservé pour la tenue de la Foire Saint-Romain, près du bassin Saint Gervais. Il paraît que cela ne s’imposait pas.
  • Nos journaux sont pleins d’articles concernant la disparition des oiseaux dans nos campagnes. Ce serait lié à certaines pratiques culturales et à un manque de diversité des couvertures végétales. Il nous paraît que la solution serait de favoriser certaines cultures florales qu’il faudrait évidemment subventionner, reconnaissant ainsi l’action en faveur de la biodiversité des agriculteurs qui joueraient le jeu…
  • Combattre les espèces invasives par le naturel : l’exemple en est donné par l’élevage de faucons pélerins autour de la Basilique Sainte Thérèse, à Lisieux, qui régulent ainsi la surpopulation des pigeons et autres goélands…
  • On cherche à endormir, voire à tromper, l’opinion publique à propos du projet d’arasement des barrages du Sud-Manche en prétendant que des scientifiques (?) sont intéressés par la renaturation de la vallée après des décennies d’engloutissement sous les eaux. Quelle est la raison de cette mascarade ? Est-ce pour faire oublier que financement de l’arasement et de la renaturation de la vallée de la Sélune est loin d’être bouclé ?

 

UNE PRISE DE CONSCIENCE QUELQUEFOIS PROMETTEUSE

 

Cela étant, certaines rivières et fleuves côtiers connaissent une renaissance de la biodiversité, ainsi les saumons remontent le Thar.

On prend conscience de l’importance ancienne des chemins ruraux, souvent mis à mal, voire supprimés, par une extension incontrôlée des surfaces cultivées ou par le passage des gros engins agricoles qui ne s’accommodent pas des chemins creux ou encadrés de haies. Il semble que les Chambres d’agriculture veuillent en faire la reconquête. Il y va de la qualité du paysage et de l’accessibilité des terroirs par et pour le tourisme vert. (d’après L’Eure Agricole et Rurale).

La polémique enfle sur la présence de cadmium dans les engrais (Ouest-France, 20 avril) et, surtout, sur l’interdiction de trois pesticides néonicotinoïdes par les autorités européennes. Les betteraviers crient au désastre programmé d’une baisse radicale des rendements. Les apiculteurs, à l’inverse, respirent. D’autant plus que les pertes en abeilles au cours de l’hiver ont pris une ampleur inquiétante. Le Mouvement Normand qui, depuis longtemps, soutient le combat des apiculteurs, est conscient des conséquences de la suppression des pesticides. Sans doute faut-il, là comme ailleurs, compenser les baisses de rendement pour certains par des aides bien ciblées. Passer d’un modèle cultural à un autre se justifie : il faut en atténuer les conséquences en termes financiers, peut-être aussi par des exonérations transitoires de charges. Et puis, mobiliser les chercheurs pour trouver des solutions alternatives.

Le réchauffement climatique n’a pas que des conséquences négatives : ainsi peut-on envisager la culture de la vigne sur les coteaux exposés en Normandie. On connaissait le cru des « arpents du soleil » du côté d’Argences, on trouvera bientôt, encouragé par la Région, un petit vignoble autour de Cormeilles.
La Normandie, terroir vinicole ? N’exagérons pas, mais, d’ores et déjà, la Normandie, terroir à cidres et à poirés par excellence, devient riche de ses brasseries artisanales de bières. Y verra-t-on bientôt des plantations de houblon ? En tout cas, s’il faut en juger par le succès de la Fête de la Bière qui vient de se dérouler en l’Abbaye de Gruchet-le Valasse, il ne faut pas s’étonner que la Normandie soit la région de France où l’on boit le plus de bières…

Parmi les nouvelles spéculations agricoles en Normandie, notons le succès de Normandie – Noix, celui des laines de moutons de prés salés, la reconnaissance du chanvre fermier selon les normes édictées par le Ministère, le développement, notamment dans l’Eure, de la culture du sarrasin (7 exploitants). Les perspectives dans ce domaine de la diversification culturale pourraient être intéressantes si l’on songe que 70 % du sarrasin consommé en France est importé.

Du côté du bio, nous avons relevé que la coopérative AGRIAL, spécialisée dans la production de légumes, s’était convertie au bio.

Le CESER de Normandie vient de produire un rapport sur la filière bois et la Région vient d’élaborer un plan de relance pour tous les métiers de cette filière. Ici et là, des voix s’élèvent pour signaler que le bois-énergie possède un fort potentiel encore insuffisamment utilisé. Mais des problèmes surgissent, notamment la pénurie de bois de chêne, provoquée par des achats forcenés des usines de transformation chinoises (qui nous renvoient ensuite le bois transformé). Les scieries normandes sont dans la pénurie de bois de chêne : les prix d’achats des grumes par les Chinois sont beaucoup plus élevés qu’ici (ils se rattrapent au moment de la transformation par des coûts de main-d’oeuvre très bas). La solution, en fait, réside dans le renforcement des solidarités à l’intérieur de la filière bois (de l’abattage à la transformation en meubles ou en bois d’oeuvre). Une occasion se présente : l’engouement actuel pour les constructions en bois.

 

LA MER, LE LITTORAL, L’ACTIVITE MARITIME… A SURVEILLER DE PRES !

 

L’érosion dunaire est prise en compte, notamment par le Syndicat des espaces naturels de la Manche (SYNEL), dont les agents exercent ue surveillance quotidienne et une action de préservation du littoral constante.

Le Conservatoire des espaces naturels vient d’acquérir 17 ha de marais du côté de Gouville : il s’agit d’y protéger l’environnement et la biodiversité floristique et faunistrique.

Le département de la Manche constate d’ailleurs qu’il possède un fort potentiel avec son littoral, particulièrement pour la production d’algues (dont la France est leader en Europe). La production traditionnelle de varech doit faire place à « la recherche des principes actifs que peuvent procurer les algues de manière concentrée » (Jacques Dubois, de la SILCHAN).

Si les granulats marins se raréfient – mettant en difficulté le port de Dieppe qui dispose d’une plate-forme de stockage ad hoc –, il n’en demeure pas moins qu’on observe des réussites exceptionnelles dans l’économie maritime.

  • Le port de Caen-Ouistreham se modernise, notamment pour recevoir plus de paquebots de croisières.
  • Cherbourg en ce domaine a connu une année 2017 faste (et 2018 s’annonce brillante). Le Havre et Rouen – Honfleur connaissent eux aussi un développement exponentiel des escales de croisiéristes.
  • Le Grand Port Maritime du Havre va consacrer 610 millions d’euros d’investissement pour satisfaire « ses grandes ambitions maritimes ».
  • Le Grand Port Maritime de Rouen vient d’organiser ses Journées Céréales, montrant par là qu’il entendait conforter son rôle de premier port céréalier européen. Il va en outre se doter d’un nouveau dock flottant.
  • Le port de Dieppe, selon le vœu de la Région, va rejoindre Ports Normands Associés, aux côtés de Cherbourg et de Caen – Ouistreham.

Mais l’événement essentiel dans le domaine de l’économie maritime est la création sous l’égide de l’Agence de Développement de la Normandie (A.D.N.) de l’Association Normandie – Maritime, dont le but est de « constituer le réseau Normandie maritime, donner plus de visibilité au secteur et accélérer le business des entreprises présentes ». Une centaine d’entreprises ont adhéré, avec de grands donneurs d’ordre comme E.D.F., Siemens, Openhydro. Le président de Normandie Maritime est M. Stéphane Kervovan. Son budget de départ est de 370 000 euros. Cela concerne 46 500 emplois en Normandie, soit 3,6 % de l’emploi total.

 

ENERGIE ET ENVIRONNEMENT

 

Suivant le fil conducteur de notre courrier d’avril, nous évoquerons la question de l’éolien off-shore. Il paraît évident que des freins sérieux empêchent un commencement d’installations des aérogénérateurs au large de nos côtes. Nous ne parlerons pas des obstacles juridiques : les associations de défense du littoral ont été presque toutes déboutées par les tribunaux administratifs. L’obstacle est maintenant gouvernemental : les autorités estiment le coût trop élevé de l’énergie produite qu’ERDF doit racheter. L’inquiétude gagne les opérateurs : l’usine prévue au Havre pour la construction de pales d’éoliennes pourrait être remise en question. On doit s’interroger aussi sur celle de Cherbourg. L’urgent, c’est maintenant de savoir ce que veut vraiment le Gouvernement…

La France est le leader européen du bio-éthanol. La Normandie, par ses productions végétales et ses usines de production est directement concernée. Ce carburant « écologique » fait tout de même l’objet de contestations de la part des écolos qui estiment qu’une telle production agricole s’effectue au détriment d’une production vivrière. D’autres observent que le prix de revient du bio-éthanol est trop élevé. Le Mouvement Normand estime quant à lui qu’il faut favoriser la pluralité des sources de production renouvelable des carburants.

La Région Normandie croit beaucoup en l’avenir de la méthanisation et de l’hydrogène. La Normandie se prétend la première région européenne pour l’utilisation de l’hydrogène (le département de la Manche ayant été pionnier en la matière) et tout le monde s’accorde à dire que la méthanisation et, par suite, la production d’un gaz « vert » peut avoir le double avantage de diversifier nos sources d’énergie renouvelables et de constituer un appoint non négligeable à l’économie agricole.

Dossiers à suivre avec la plus grande attention par le Mouvement Normand.

A l’inverse, il faut s’inquiéter des retards de l’E.P.R. de Flamanville où des problèmes de soudure perturbent le calendrier de sa mise en service et accroît les craintes des contestataires habituels de l’énergie nucléaire.

Au passage, le Mouvement Normand salue la personne de Didier Anger, qui cesse son combat contre le nucléaire, s’estimant trop âgé (mais toujours convaincu de la justesse de sa lutte). Le Mouvement Normand était rarement sur la même ligne que Didier Anger, mais nous estimons que ce personnage a défendu valeureusement son point de vue et a contribué efficacement à la prise de conscience des dangers du nucléaire.

 

DU COTE DES MOBILITES, LA LUTTE CONTRE LES POLLUTIONS N’EST PAS A L’ORDRE DU JOUR !

 

La grève de la S.N.C.F., outre l’impact négatif sur l’économie normande, a incité aux déplacements routiers. Et cela sera durable après la période du long conflit social. Des habitudes ont été prises et, de toute manière, la déroute du fret ferroviaire a provoqué depuis longtemps le report sur la route du transport à destination ou en provenance des ports de la Basse Seine. La S.N.C.F. a failli à sa mission de service public en Normandie depuis trois ou quatre décennies et la Région a été écartée de toutes perspectives de lignes à « moyenne grande vitesse » (250 km/h était souhaitable et sans doute faisable si les grands pontes de la compagnie nationale avaient daigné s’intéresser à un modèle certes moins prestigieux que le T.G.V., mais plus adapté aux moyennes distances de la Normandie). Le réseau n’a pas été entretenu suffisamment, des lignes secondaires ont été sacrifiées et, même, une grande ligne (Paris – Granville) a été en quasi déshérence. Que l’on ne s’étonne pas si le trafic du fret s’est reporté sur la route. Les autoroutes ont été financés plusieurs fois par les Normands et les péages augmentent constamment. On comprend la protestation des Elus communistes qui râlent contre l’absurde péage abusif sur l’A29, à Etretot. On comprend aussi le coup de gueule de notre confrère du Cercle Normand de l’Opinion qui s’indigne du fait que la Normandie est le terrain d’expérience du contrôle privé des dépassements de vitesse des automobilistes.

Et, pendant ce temps, le réseau routier laisse de plus en plus à désirer. On accuse à tort le trafic des poids lourds de le dégrader, mais, à moins de restreindre le trafic des ports de la Basse Seine, y a-t-il d’autres solutions que les camions ?

Certains diront : « Utilisez plus la voie d’eau ». C’est vrai, mais uniquement sur l’Axe Seine. A ce propos, on note que le transport des colis hors normes se développe heureusement sur la Seine. Mais la Seine, si magistrale soit-elle, a besoin de voir ses installations éclusières mises aux normes et modernisées. Là, encore, faudrait-il remettre en cause les choix gouvernementaux de Voies Navigables de France qui n’ont pas donné la priorité à la navigation fluviale sur la Seine.

Dans le domaine aéroportuaire, il apparaît que, sous l’égide de la Région, une certaine coordination s’instaure entre les aéroports normands. La croissance du transport aérien justifie peut-être la multiplicité des plates-formes aériennes (Le Mouvement Normand, avouons-le, a longtemps milité pour qu’un aéroport régional, à Deauville-Saint-Gatien, soit seul à être aidé par la collectivité régionale : les conditions ont changé et le système retenu, la coopération et la coordination entre les quatre aéroports, est sans doute la meilleure solution). En attendant, nous constatons un certain décollage de l’aéroport du Havre-Octeville, un certain réveil de Rouen – Boos, une bonne santé de Caen-Carpiquet et de Deauville-Normandie. HOP, la filiale d’Air France dessert Caen-Carpiquet. Jusqu’à quand ?

 

UNE VIE DE SOCIETE QUI SE DEGRADE

 

Soyons clairs : de nombreux aspects de la vie de société connaissent des évolutions négatives, voire inquiétantes.

Nous évoquions ci-dessus le transport routier : il faut savoir que les transporteurs se cadenassent lorsqu’ils parviennent dans les ports de Dieppe, Caen-Ouistreham, Le Havre ou Cherbourg. Des migrants (nous ne disons pas tous les migrants) cherchent par tous les moyens à embarquer clandestinement sur les ferries en se glissant dans les camions.

En fait, le problème général des migrants prend un tour inquiétant, surtout en ce qui concerne les mineurs non accompagnés. Les budgets sociaux des départements explosent puisqu’ils sont contraints de loger et de subvenir aux besoins de ces jeunes en déshérence, souvent survenus clandestinement en nos contrées. Cela suscite des polémiques, mais, à la fin, qui doit payer ?

Les cinq départements normands, réunis en G 5, ont décidé de lutter contre la radicalisation. Est-ce la mission d’une collectivité locale ? Peut-on procéder autrement ?

On évalue à 8 millions d’euros les fraudes et pratiques fautives décelées par les différentes caisses de Sécurité Sociale en Normandie. 1132 dossiers ont été traités en 2017.

On constate que les déserts médicaux ne touchent pas seulement le rural profond : les villes sont concernées. Bien que la France « fabrique » 10 000 médecins de plus par an, ce ne sont pas des généralistes en majorité et nombre de médecins généralistes partant en retraite ne sont pas remplcés. La télé-médecine peut-elle remplacer le contact humain avec le médecin de famille ?

La grande affaire du mois est l’annonce de la fermeture de la maternité de Bernay. Des centaines de citoyens, se disant concernés, sont descendus dans la rue pour protester contre cette entreprise de démolition du tissu sanitaire de la France rurale et des villes moyennes. Paris-Normandie, dans son édition du 21 avril, a titré : « A Bernay, S.O.S. d’une maternité en détresse » et l’Agence Régionale de Santé (A.R.S.) justifie la fermeture programmée de l’établissement par une trop faible activité. Publiant une carte – malheureusement réduite à l’ex haute Normandie – elle montre que les maternités de Bernay, Fécamp, Gisors, Lillebonne et Vernon peut-être, sont menacées. Si l’on suit ce chemin, on ne na^tra plus demain que dans les grandes villes… ou à domicile, car les futures parturientes feront ce choix, comme un acte de révolte contre une massification injustifiée et inconfortable pour la plupart des futures mères n’affrontant pas des grossesses à risques.

Dans le même temps, on semble s’étonner de la baisse de la natalité…

 

NOS MOTIFS D’ESPERANCE

 

On constate une embellie relative de l’emploi en Normandie : on estime à 92 000 le nombre de postes qui pourraient être pourvus dans les prochains mois. C’est par l’innovation que la Normandie pourrait se sortir du marasme.

L’entreprise REMADE, dans le Sud – Manche, connaît, nous dit la presse, une « success story » et va embaucher plusieurs dizaines de C.D.I., la filière aéronautique s’associe à Caux Vallée de Seine Développement pour promouvoir les métiers de l’aéronautique. Sept entreprises normandes, pilotées par Normandie Aérospace, participent, dans la représentation française, au Salon Aéronautique de Berlin. A Deauville va se tenir une sorte de « Las Vegas  normand » pour nos start – up.

Le savoir-faire normand a été récompensé lors d’une cérémonie qui s’est déroulée à Caen : cinq entreprises normandes ont reçu des Trophées de l’Economie normande.

En matière d’économie touristique, nous avons relevé une première en France : l’édition d’un « Guide touristique numérique de la Normandie ».

Le Directeur de l’Agence Normandie Attractivité, Michael Dodds, vient d’être désigné comme Directeur du Comité Régional du Tourisme.

En matière d’économie du sport, la Normandie revendique de devenir la base arrière des Jeux Olympiques de 2024, en offrant 82 sites sélectionnés. La Normandie est l’une des régions de France les mieux dotées en terrains de golf (Il y en a 47). Elle compte 20 000 licenciés de ce sport.

 

LA REGION INTERVIENT DANS DES TAS DE DOMAINES

 

La Région accompagne les territoires :

  1. 800 000 euros pour la zone Blangy – Pont – L’Evêque.
  2. 6,9 millions d’euros pour le terroir d’Ezy – Ivry-la-Bataille – Nonancourt.
  3. 10,9 millions d’euros pour le secteur de Lisieux – Normandie.
  4. 350 millions d’euros pour les quartiers prioritaires.
  5. 90 millions pour la rénovation urbaine.

La Région intervient en soutien de l’économie :

  1. Le dispositif ARME a sauvé 136 emplois.
  2. Elle promeut ACOME, à Mortain.
  3. Elle encourage les races locales.
  4. Elle propose 4 millions d’euros pour la filière bois.
  5. Elle engage 350 millions d’euros dans un Plan Régional Santé.
  6. Elle participe pour 7,2 millions d’euros aux projets agro-environnementaux.

La Région se mobilise :

  1. Pour la création d’une Association des Aéroports normands.
  2. Pour l’ouverture d’un lycée international à Bourg – Achard.
  3. Pour la réalisation de la « chatière » du Port du Havre.
  4. Pour un Plan Méthanisation.
  5. Pour la constitution d’une filière Energie – Normandie.

L’Agence Normandie Attractivité choisit 5 lauréats normands pour rencontrer la dispora normande dans le monde.

Les différentes agences régionales organisent le Forum Normandie Connectée, à Trouville, pour promouvoir les communications immatérielles.

La Région songe à la création d’un Office de la langue et de la culture normandes, dont nous attendons beaucoup ;

Le Président Hervé Morin parcourt la Normandie : il a été reçu récemment par les Elus du Pays de Carentan et du Pays des Marais du Bessin et du Cotentin.

Enfin les services de la Région préparent activement la tenue du Forum pour la Paix, ce « Davos de la Paix », qui va se dérouler début juin en liaison avec le Mémorial de Caen. Nous en reparlerons bien évidemment.

 

CELA S’EST PASSE EN AVRIL …

 

Le village du Perche normand, Berd’huis, a eu son heure de gloire médiatique en recevant dans son école primaire le Président de la République, Emmanuel Macron. Berd’huis, le temps de l’interview menée par Jean-Pierre Pernaut, a été le symbole de la commune rurale qui refuse d’être délaissée et montre sa détermination à vivre selon les règles d’une société traditionnelle ne s’en laissant pas conter par les lumières de la Ville ou les oukases de la mondialisation.

Un récent sénateur de l’Orne, Sébastien Leroux, a vu son élection invalidée : ses fonctions au Conseil départemental étaient incompatibles avec sa candidature : il y aura donc une élection complémentaire.

Jean-Luc Léger, président du CESER de Normandie, est devenu président de l’Association pour la promotion et la réalisation de la Ligne Nouvelle Paris – Normandie (L.N.P.N.) : sa mission, quasi impossible, consiste à faire accélérer l’aboutissement de cet équipement, pourtant essentiel pour le devenir de la Normandie, mais qu’on ne prévoit guère avant une… vingtaine d’années. Au mieux.

Le Conseil départemental de Seine-Maritime vient de lancer un Appel original au mécénat d’entreprises pour financer la restauration de l’estacade du Tréport. Le Mouvement Normand est curieux d’en voir le résultat.

Un manuscrit précieux du Mont-Saint-Michel, disparu dès avant la Révolution (s’agissait-il d’un vol?) est réapparu chez un commissaire-priseur le mettant aux enchères. L’État a mis son veto à cette vente et veut récupérer ce document important, arguant du fait qu’en tant que propriétaire du Mont-Saint-Michel, suite aux spoliations de la Constitution Civile du Clergé sous l’Assemblée Nationale Constituante, il lui revient de droit. Belle bataille juridique en perspective. Une simple question : si l’État récupère ce précieux manuscrit, sera-t-il remis au Scriptorial d’Avranches où se trouve l’essentiel des manuscrits montois ?

C’est sur cette évocation d’un fait divers « historique » que nous terminerons notre chronique mensuelle.

 

                                                             5 mai 2018

 


Guillaume LENOIR
Assisté de Thierry Langlois et Edwige Le Forestier 
 

OFFICE DE DOCUMENTATION ET D’INFORMATION DE NORMANDIE

87, rue de la République

76940 La Mailleraye sur Seine

Commune nouvelle d’ARELAUNE EN SEINE


La Rédaction