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Courrier mensuel de l'Office de Documentation et d'Information de Normandie

Samedi 13 Janvier 2018

Sous les sabots de Sleipnir, le coursier d'Odin…
Actualités normandes du mois de décembre 2017


Nous attendons toujours la fin du mois et les quelques jours qui suivent pour rassembler toutes les coupures de presse choisies dans la presse normande – et quelquefois nationale – afin de dresser le bilan des actualités normandes du mois en question. Cela explique que notre courrier mensuel soit toujours daté du 5 du mois suivant. Nous répondons ainsi à plusieurs questions posées par nos correspondants de la toile qui s’étonnaient que nous missions près d’une semaine pour en établir le contenu. Autre précision, mais nous l’avons déjà écrit, nous ne tendons pas à l’exhaustivité. Nos choix sont subjectifs, voire partiaux. N’oubliez jamais que nous sommes des militants régionalistes normands : c’est la seule dimension politique qui nous intéresse.

Du fait de la parution en ce 12 janvier 2018 de ce numéro du courrier de l’ODIN, il sera donc normal, voire rituel, que nous présentions à tous nos correspondants nos meilleurs vœux pour la nouvelle année. Pour chacun de Vous, chers lecteurs, pour Votre entourage et, bien entendu, pour la Normandie.

 

Nous commencerons cette chronique par la plaisante relation d’une petite polémique à laquelle il ne convient pas d’attacher plus d’importance qu’une simple évocation.

Lors de la présentation du budget régional au cours de la session de décembre du Conseil régional de Normandie, le Président Morin a surpris son auditoire en se félicitant de la CONCRETUDE de son exercice budgétaire.

Le Trissotin de service du Conseil régional – chacun l’aura reconnu : il s’agit de l’ineffable Nicolas Mayer- Rossignol – a cru bon d’ironiser sur les néologismes du Président de Région, se référant sans doute en cela sur l’inénarrable BRAVITUDE de sa camarade de parti, il y a des lustres, au cours d’un voyage de campagne providentielle sur la muraille de Chine… Dame Ségolène Royal avait suscité moqueries et sarcasmes… Bref N.M.R. crut bon de faire la leçon à Morin qui, certainement par « morinade », avait utilisé un barbarisme et, le singeant – pensait-il – il dénonça le manque d’HUMILITUDE du projet de budget présenté.

Le problème, c’est qu‘à vouloir être plus malin, on peut des fois tomber sur un os : le mot « concrétude » est ce qu’il y a de plus français, il figure dans le dictionnaire et signifie :

• Concrétude : n.f. (de concret, d’après l’allemand Konkretheit). Cf. Hegel, terme du vocabulaire philosophique. Caractère de ce qui est concret (in Grand Larousse Universel).

Hervé Morin a bien de la chance d’avoir un tel responsable comme chef de son opposition : il lui suffit de le laisser parler.

 

Après le rire, nous ne pouvons clore l’année sans un non moins rituel « coup de gueule », qui suscite en nous une ire inextinguible : une décision « définitive » a été prise d’araser les barrages du Sud Manche, de Vézins et de la Roche qui boit. C’est le fait du prince : le Ministre de l’Environnement, Nicolas Hulot, l’a fait signifier par le Préfet de la Manche.

Il s’agit de « permettre aux saumons » de remonter le cours de la Sélune et de « renaturer » la Vallée.

Les saumons ne remontent plus la Sélune depuis 1919 et les barrages de l’ingénieur Caquot sont des œuvres d’art industrielles. Ils produisaient l’électricité pour une ville comme Avranches et c’était une « énergie renouvelable ». Les plans d’eau des barrages étaient des attraits touristiques. Et, surtout, ils régularisaient le débit du petit fleuve côtier qui, au cours des âges, avait inondé certaines communautés villageoises de l’aval… Tous ces arguments ne pèsent rien en face d’un lobby de pêcheurs désireux d’assouvir leur passion et l’on va détruire des équipements qui ont résisté à l’occupant allemand et aux bombes libératrices alliées.

Et puis qui va payer cet arasement et la renaturation de la Vallée ? Des esprits à courte vue disent que l’Agence de l’Eau Seine – Normandie va financer… Merci pour la facture d’eau des consommateurs ! D’autres avancent que l’Europe apportera son écot. Et le reste ? Seront-ce les collectivités locales qui régleront la facture ?

Enfin – mais, là, nous sommes servis par les circonstances météorologiques – les récentes tempêtes viennent de montrer que la basse vallée de la Sélune est déjà sous les eaux, notamment du côté d’Avranches. Les autorités peuvent-elles s’engager à affirmer que les dangers d’inondations seront écartés une fois les barrages arasés ?

Nous avons, là, un bel exemple de politique de gribouilles qui, à partir des bureaux parisiens, sans tenir compte des contextes locaux, encore moins du sentiment des populations concernées (qu’on se garde bien d’informer et de consulter), décident d’En Haut et imposent de façon idéologique une écologie punitive.

 

LA MER, D’ABORD LA MER

 

  • Les fêtes de fin d’année ont mis en évidence les produits de la mer de qualité que, justement, la Normandie présente aux gastronomes. Le Bulot de Granville obtient son label, le Saumon, élevé en rade de Cherbourg, est de plus en plus apprécié, et la Coquille Saint-Jacques de la Baie de Seine, fait prime sur le marché (quoi qu’en dise TF1 qui ne vante que la coquille de la Baie de Saint-Brieuc, on se demande pourquoi). Les Huîtres de Normandie, celles de Saint-Vaast ou de Courseulles, et celles de pleine mer de la Côte Ouest du Cotentin connaissent une notoriété grandissante, même si, comme l’a fait remarquer Liberté-Dimanche (17 décembre) « L’huître normande séduit, mais ne sait pas emballer ». Un nouveau parc ostréicole fait parler de lui : celui des huîtres de Veules-les-Roses. Elles ont conquis les tables les plus gastronomiques.
  • Il n’y a pas que la pêche et l’aquaculture : la Normandie était présente en force au Salon Nautique de Paris. Le Département de la Manche compte d’ailleurs faire des côtes du Cotentin un haut-lieu du nautisme en 2018. En attendant, le port de Saint-Vaast-La Hougue est labellisé…
  • Le fluvial est proche du maritime. On a décidé de faire de la Seine un axe touristique, notamment pour les croisières sur le fleuve. On a fixé à 200 000 le nombre de passagers de croisières sur la Seine en 2028 : pour l’instant, on en est à la moitié, mais la tendance à la progression est forte.

 

RESTONS DANS LES ENERGIES NON FOSSILES

 

  • Sans revenir sur la triste affaire de l’arasement des barrages du Sud Manche, regardons du côté de l’éolien terrestre et de l’éolien off-shore : le premier, qui se développe néanmoins, ne suscite pas un enthousiasme général. C’est le moins qu’on puisse dire. Quant à l’off-shore – et aux usines de Cherbourg et du Havre -, il met plus de temps que prévu à démarrer et suscite même de vraies réticences pour le parc au large du Tréport. Les pêcheurs ne sont pas d’accord : ils ont des raisons, les défenseurs de l’esthétisme environnemental font beaucoup de bruit… et ne sont pas très convaincants. De nombreux Elus locaux sont dans l’expectative… suivant l’humeur de leur clientèle électorale.
  • La filière hydrolienne – à notre avis plus prometteuse – tarde à s’installer : il faudrait sans doute une volonté politique plus affirmée.
  • À l’inverse, la Normandie, est-il écrit dans les gazettes, croit en l’hydrogène. Nous aussi. Les initiatives se multiplient : 2018 devrait confirmer cet engouement… qui ne semble pas partagé à l’échelon national. Raison de plus pour que la Normandie se distingue !
  • Du côté du solaire et de la méthanisation, y a-t-il une véritable prise de conscience, suivie d’effets ou reste-t-on au stade des vœux pieux et des initiatives individuelles ?

 

QUOI DE NEUF DANS LE SECTEUR AGRICOLE ?

 

Nous avons relevé ce mois-ci trois tendances ou faits remarquables dans le secteur agricole.

  • D’abord une évolution positive des installations des jeunes agriculteurs. Cela faisait longtemps que cela n’était pas arrivé, même si la progression reste modeste.
  • L’agriculture biologique continue sa croissance et suscite de grands espoirs de diversification. Cependant, on remarque que la formation en faveur de la production de lait bio ne suscite pas un engouement tel qu’il serait possible de l’espérer alors que la demande est forte (et le sera davantage si des incidents, comme ceux qui viennent de se produire avec Lactalis, se multiplient). Le bio est une chance (comme les circuits courts d’ailleurs).
  • Bien entendu, c’est la filière équine qui offre les plus grandes satisfactions. La Normandie a encore dominé le Salon du Cheval, à Paris et, d’autre part, les ventes d’élevage du 9 décembre dernier ont enregistré une progression de 33 % (+ 60 % en cinq ans !)

 

L’AMBIGUITE DANS LES COMMUNICATIONS

 

C’est – et ce sera pour longtemps – le grand problème de la Normandie qui est – et va rester – encore pour des décennies mal irriguée par les différents modes de communications.

Si en matière aéroportuaire, le bilan se révèle moins négatif qu’avant, avec de vraies croissances de trafic à Deauville – Saint – Gatien et Caen – Carpiquet, il n’en reste pas moins que la Normandie n’est réellement en relations avec les réseaux mondiaux qu’à partir de Roissy – Charles De Gaulle et Orly – pour le trafic passagers, de Beauvais, pour les charters, de Vatry pour le fret. Or, les liaisons routières et ferroviaires vers ces plates-formes sont, ou saturées, ou insuffisantes. La Normandie reste donc à l’écart du grand trafic aérien.

  • Anecdote : l’aéroport secondaire de Dinard veut désormais s’appeler « Dinard - Mont-St-Michel ». Les Bretons ne ratent jamais une occasion de prétendre s’accaparer le Mont – Saint – Michel, d’une part, mais, d’autre part, la Normandie n’a rien fait pour que Granville, par exemple, devienne une destination pour touristes pressés d’atteindre la Merveille de l’Occident.

En ce qui concerne les communications immatérielles, notons que 70 000 foyers seront raccordés au haut débit en 2018 dans la Manche.


Venons-en aux communications routières : la Déclaration d’Utilité Publique (D.U.P.) est devenue réalité pour le contournement Est de Rouen. La liaison A 28 – A 13 sera-t-elle réalisée avant que les routes normandes ne soient en état de thrombose du fait du trafic croissant en provenance et à destination des ports de la Basse Seine ? En tout cas, le projet de contournement Est de Rouen suscite encore ce mois-ci des polémiques et des oppositions ardentes : le député communiste Hubert Wulfranc est contre, sa collègue LREM Sira Sylla est favorable. Les deux ont des arguments, mais il faut en sortir. Cela ne fait que quatre décennies qu’on en discute…


Alors qu’au plan ferroviaire la situation ne s’améliore pas. Nous ne parlerons pas des nombreux incidents qui émaillent le quotidien des voyageurs des lignes intercités Paris – Le Havre et Paris – Cherbourg. C’est devenu un « marronnier » dans la presse normande et nationale. Plus concrètement, nous constatons que la ligne de fret Serqueux – Gisors n’est pas opérationnelle et que les travaux – qui dureront trois ans ! - ne font que commencer. Nous constatons encore que la Région doit rassurer les usagers de la ligne Paris – Granville et les collectivités sur la pérennité de son soutien (L’État, la SNCF et SNCF – Réseau restent dans le vague).

Un problème ferroviaire, qui ne touche que partiellement la Normandie, se rappelle à notre attention : le devenir de la ligne Paris – Le Tréport. Certes, cela dépend de la Région voisine des Hauts de France, mais cela concerne la partie orientale de la Seine – Maritime. Deux députés, MM. Jumel (PC) et Rufin (FI) ont exprimé leur vigilance. Le Mouvement Normand les soutient dans cette affaire.

 

CELA BOUGE DANS L’ECONOMIQUE ET LE SOCIAL

 

Y a-t-il un renversement de tendance en matière d’emplois ? Les demandeurs d’emploi de catégorie A sont en baisse de - 0,8 % et, globalement, le nombre des chômeurs a baissé de – 0,2 %. Ce n’est donc pas encore significatif.

À l’inverse, on enregistre des points positifs en matière économique durant ce mois de décembre 2017 :

- 1 700 entreprises normandes sont tentées par l’exportation.

- La relance d’Alpine Renault, à Dieppe, fait rêver.

- Le Village des Marques de Honfleur connaît un extraordinaire succès.

- Kusma Tea relocalise sur Le Havre : la Télé nationale en parle.

- Helvetia Assurances quitte son siège social de Paris et s’installe au Havre.

- Axa inaugure son nouveau siège dans les plateaux Nord de Rouen.

- À Port – Jérôme, on envisage une 3e plate-forme industrielle.

- Le vélo à hydrogène se fabrique dans la Manche.

- Les Assises de la Normandie, à Cherbourg, ont souligné l’excellence normande.

- Rouen sera la Bourse internationale des céréales le 25 et 26 octobre 2018 : ne pas oublier que le Port de Rouen est le 1er port céréalier d’Europe.

- Il y a eu 2 millions de visiteurs au Havre pour le 500e anniversaire de la ville.

- Les casinos normands retrouvent des couleurs.

- Le Comité Régional du Tourisme dévoile le « tourisme normand en un clic » : « secrets-normands. com ».

- La ligue normande de football (enfin réunifiée) choisit Lisieux pour son siège, à cause de sa centralité.


Voilà quelques exemples de l’actualité économique normande en ce mois de décembre 2017 : la Normandie se réveille !

 

UNE DEMOGRAPHIE NORMANDE ATONE

 

Nous sommes 3 339 131 habitants en Normandie, soit une progression à peine sensible de + 0,2 % entre 2010 et 2015. Autant dire rien.

L’évolution est différente selon les départements :

- La Seine – Maritime : 1 257 699 hab., soit + 0,1 %

- Le Calvados : 693 579 hab., soit + 0,3 %

- L’Eure : 601 948 hab., soit + 0,5 %

- La Manche : 499 287 hab., sans changement

- L’Orne : 286 618 hab., soit une baisse de – 0,3 %


La situation de l’Orne est inquiétante : le solde naturel y est négatif. Celle de la Manche est… décevante. L’Eure, à l’inverse, « bénficie » de l’étalement parisien (avec les problèmes afférents !).

L’ensemble ne montre pas un véritable dynamisme. Quel contraste avec la situation d’avant 1970 où la Normandie était considérée comme une région « naisseuse ». L’écrémage systématique des jeunes partis chercher ailleurs un avenir que la région n’offrait plus explique bien des choses. Ceux qui ont dirigé les deux demi-régions normandes depuis portent une énorme responsabilité. Cela fait quarante ans que le Mouvement Normand dénonce l’incurie malthusienne des Elus qui n’ont pas voulu voir l’arrivée de l’hiver démographique. Mais ils ne sont pas les seuls coupables : quid de la désertification des villages ruraux ? Quid de la disparition des services publics ? Quid de l’inconscience de la corporation médicale : il n’y a plus, par exemple, qu’un seul gynécologue dans l’Orne (et l’on s’étonne de la baisse des naissances !) ?


La société normande change. Elle s’urbanise, c’est-à-dire que les 3/4 des Normands vivent désormais dans les aires urbaines – définition : ensemble de communes constitué par un pôle urbain de + 10 000 emplois et dont 40 % des habitants travaillent dans le pôle ou à proximité. Cependant, on observe une certaine remontée des communes rurales.

Y a-t-il une politique démographique en Normandie ? Il faudrait sans doute se pencher sur ce problème en haut -lieu.

 

Nous éviterons de parler dans cette livraison des brisbilles survenant au sein de la Métropole de Rouen – Normandie : cela va faire l’objet du communiqué N° 261 du Mouvement Normand et nous ne dirons rien des activités du Conseil régional de Normandie, voir le bilan des deux ans de mandature de l’équipe dirigée par Hervé Morin (communiqué N° 262).

 

AU PLAN CULTUREL, LA NORMANDIE BOUGE AUSSI

 

  • Le monde culturel, pas moins en Normandie qu’ailleurs, n’échappe à la mesquinerie ou au fiasco… alors que c’est le principal vecteur de l’identité dynamique d’une Région. Soyons donc sans indulgence pour le Conseil de l’Université de Caen qui a trouvé tous les prétextes possibles pour ne pas prêter son amphi de l’U.F.R. de médecine à Michel Onfray, dont les sessions philosophiques accueillent un millier d’auditeurs. Dame ! L’Université Populaire, ce n’est l’Université et Onfray n’est pas bien vu de l’Alma Mater. Mesquinerie ridicule ! Michel Onfray a trouvé asile au C.I.D. de Deauville.
  • À Trouville, il a été définitivement mis fin aux Festivals dispendieux du Film Culte, qui, en deux ans, n’a pas trouvé un véritable créneau. Il est vrai que son initiateur, l’humoriste (?) Karl Zéro a tout fait, sous prétexte de paraître « branché », pour dégoûter les populations locales qu’il méprisait sans doute… Nous ne regretterons pas la décision de la municipalité de Trouville et, tant pis si son maire, M. Cardon, a quelque peu perdu la face dans cette triste équipée.
  • Le fait majeur du mois est l’inauguration du Musée des Pêcheries de Fécamp. Une brillante réussite muséale dont il faut féliciter les concepteurs qui ont réussi, là, un coup de maître. Mais félicitons aussi les édiles fécampois : l’ancien maire, M. Jeanne, et l’actuelle première magistrate de l’ancienne ville du « Grand métier », Mme Poussier-Winsback. Pourquoi congratuler ces Elus ? Parce que certains ont critiqué le fait que la réalisation de ce beau musée a coûté cher, plus que ce qui était prévu. Et alors ? L’investissement en matière culturelle n’obéit pas aux mêmes règles et exigences que les investissements en matière économique : le « plus » qu’engendre un équipement culturel réussi est incommensurable – au sens véritable du terme – et le Musée des Pêcheries de Fécamp va avoir un tel impact sur l’attractivité de cette ville que, dans un temps relativement court, plus personne n’évoquera les dépassements de crédits. Quoi qu’il en soit, ce musée de Fécamp, qui dépasse – il faut le préciser – le souvenir de la Grande Pêche morutière et qui, en fait, est aussi le musée d’histoire de la ville et qui expose de belles collections picturales et ethnologiques, mérite largement que les Normands aillent le visiter et se l’approprient comme un jalon essentiel de la richesse patrimoniale de la Normandie.
  • D’autres musées se distinguent (notre liste n’est pas exhaustive !) : le Musée Proust, à Cabourg, vient d’obtenir le Prix Territoria ; le musée Victor Hugo, à Villequier, est mis en valeur à la fois par le Département de la Seine-Maritime et par l’Université. Quant au musée Boudin, de Honfleur, il enrichit ses collections avec des acquisitions (Lebourg, les frères Saint-Délis, Félix Fournery, Corot) et le legs d’une collectionneuse récemment décédée, Mme Antoinette Bourdon.
  • Il faudrait que tous les amateurs d’art normands se précipitassent à Lille, avant le 20 janvier, pour admirer la rétrospective Jean-François Millet, avec, notamment, nombre de toiles de ce maître en provenance des musées américains. Jean-François Millet, en effet, est l’un des peintres français les plus appréciés aux Etats-Unis car ses tableaux évoquent la vie des futurs émigrants qui y firent souche…
  • Nous avons noté que Deauville et Trouville avaient leurs doubles… en Russie, à quelques dizaines de verstes de Moscou, à Berlogos : à quand un reportage sur la nouvelle chaîne TV russe, en français, Russia To Day, sur cette singularité étonnante ?
  • Officiellement la Broderie de Bayeux a été confiée à cette ville par l’État selon une convention signée le 20 décembre dernier.
  • Dans le domaine de la B.D., nous avons relevé que le tome III de la bande dessinée Rouen – de Louis XI à la Révolution – des éditions Petit à petit venait de sortir, avec une pléiade de dessinateurs… Mais c’est surtout le dernier opus du tandem Eriamel – Mogère sur l’histoire de la Gaule (Gergovie), éditions Assor BD, qui retient l’attention. Ce sont, là, deux bons exemples de B.D. historiques.
  • Enfin, et pour terminer cette chronique très fournie – bien qu’incomplète ! - nous mettons le projecteur sur un projet, qui rassemble, non seulement la Région, l’État, mais un certain nombre de collectivités locales, dont le but est de mettre en lumière « Senghor le Normand ». L’I.M.E.C. de Caen serait l’écrin qui regrouperait le patrimoine légué par le père de la francophonie, immense poète, ancien Président du Sénégal, et qui termina sa vie à Verson, en ayant compris la Normandie mieux que maints observateurs normands. Le « soleil noir de la Normandie » est nôtre !

Guillaume LENOIR
Assisté de Thierry Langlois et Edwige Le Forestier 

P.S. : Tous les faits signalés dans cette chronique reposent sur des articles collectés dans la presse normande. Pour plus de précisions, s’adresser à l’O.D.I.N. (87, rue de la République – 76 940 La Mailleraye sur Seine).

La Rédaction


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