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Guillaume le Conquérant

Gilles Pivard a dessiné la vie du Conquérant, façon "Tapisserie de Bayeux".


Un site à découvrir : "Telle une tapisserie ", une vidéo et le tout qui mériterait un livre illustré pour les jeunes et les moins jeunes !
Une belle réalisation de Gilles Pivard.








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Une lettre à macron

Mercredi 16 Janvier 2019

Communiqué du Réseau citoyen du Cercle Normand de l'Opinion


Un diacritique est un signe accompagnant une lettre, souvent une voyelle, afin d’en modifier le son correspondant ou le distinguer d’un autre mot homonyme. Cela existe dans différentes langues, par exemple, pour ne citer que des langues européennes, l’umlaut allemand ou le tilde espagnol. En français, les différents accents sur des voyelles augmentent le nombre de lettres de l’alphabet. Voir les différents accents sur le « e ». Notre grand Corneille a inventé l’accent grave, ex : le frère. Cela, pour souligner dans la diction l’allongement de la voyelle…
Parmi les diacritiques en français, on trouve la lettre à macron : l’exemple le plus typique est le « ô » minuscule ou le « Ô » majuscule… Comme dans la célèbre prosopopée de Fabricius de Jean-Jacques Rousseau : « Ô Fabricius ! qu’eût été votre grande âme si… »
Cette lettre à macron « Ô » est le plus souvent une interjection dérivant du « Oh », qui marque la surprise ou donne de l’énergie à une phrase, d’où d’autres combinaisons « Oh ! Oh ! » ou « Oh la oh », surtout employé dans les échanges entre marins. Mais ce peut-être aussi une interjection dérivée de la forme « Hola ! », nettement plus agressive (cf. Le Robert historique de la langue française).
Pourquoi cette longue digression sur ce diacritique rarement utilisé ?

Le lecteur aura compris que nous jouons sur les mots et qu’en l’occurrence nous allons invoquer la Lettre DE Macron, que le Président a adressée aux Français.
Reprenons les deux sens de « Ô » et transposons par rapport au message du Chef de l’État.
Sous le signe « Ô », interjection de surprise et marque d’énergie, disons que La lettre de Macron est une forme peu usitée de communication entre le sommet de l’État et la base des citoyens. Si tout le monde ne prend pas la peine de lire ce long texte, beau coup ont cherché à comprendre le dessein du Chef de l’État. À chacun de s’en faire une opinion.
Sous le signe « Ô », interjection dérivant du rédhibitoire « Hola ! », ce sont des aspects contestables de la prose contenue dans La lettre de Macron qui émergent.

Certaines concernent le Sénat. Emmanuel Macron n’est pas le premier Président de la République voulant faire de la Haute Assemblée le bouc émissaire de l’immobilisme français en matière de réformes.
Mais qu’est-ce que le Sénat ? Ce n’est pas que la seconde assemblée d’un système institutionnel bicaméraliste. Que M. Macron le veuille ou non, le Sénat est l’assemblée issue de ces corps intermédiaires que sont les collectivités locales : les communes, les départements, les Régions. Et loin de vouloir rogner les pouvoirs du Sénat, il faudrait plutôt les élargir pour qu’il devienne le censeur des foucades d’une Assemblée nationale trop à la botte de l’Exécutif depuis la concomitance de son élection avec la pratique du quinquennat.

En tant que Normands, conscients d’avoir retrouvé une réalité d’existence depuis la réunification, en tant que citoyens de nos cinq départements normands et de nos centaines de communes, nous devons à tout prix défendre la légitimité du Sénat et sauvegarder ses prérogatives. Ce sont nos droits de citoyens enracinés que nous défendons.
 

Rouen, le 16 janvier 2019

C.N.O.



La Rédaction