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Faudrait, peut-être, devenir lucide !

Mardi 11 Septembre 2018

Communiqué du Réseau citoyen du Cercle Normand de l'Opinion


Début août, des événements, que d’aucuns qualifient de « faits divers », ont à peine défrayé la chronique, mais ils montrent une évolution inquiétante de toutes les formes de violence. Cela touche la Normandie – est-ce, ici, plus intense qu’ailleurs ? –et on en arrive à une mort d’homme. Prélude à d’autres violences ? Il y a lieu de regarder avec lucidité le phénomène et, pour les pouvoirs publics, de prendre leurs responsabilités.

À Alençon, le 1er août, une rixe mortelle a opposé, dans le quartier de Perseigne, lors d’un conflit « entre communautés rivales » (sic !), des Afghans et des représentants d’une autre ethnie, assez mal définie en l’état actuel de l’enquête (Arabes, Turcs, Soudanais ?). On a relevé un mort et cinq blessés graves, presque tous atteints par balles. Dans les jours précédents et les jours suivants d’autres incidents se sont produits, a confirmé Mme Castelnot, Préfète de l’Orne. Il semble que la plupart des Afghans de Perseigne aient, depuis, quitté le quartier. Retour à « l’ordre républicain » ? Nenni, c’est la loi du plus fort qui s’est imposée et… ses trafics.
Le Figaro titre « La spirale de la violence est-elle enclenchée à Alençon ? ». Le reste de la presse s’interroge en ce sens, sans mettre en évidence qu’il y a un changement de nature dans ces heurts entre communautés étrangères. Un cran est franchi. On en est aux coups de flingues. On en est surtout aux luttes intercommunautaires.

S’agit-il d’une transposition sur notre territoire de querelles inexpiables entre communautés n’ayant pas la même conception de leur religion commune ?

La question devrait se poser. Pour l’instant les médias – et, cela, c’est grave !  – évitent même d’émettre des hypothèses. Par crainte d’être accusés d’islamophobie.

Qu’attend-t-on ? Que des passants autochtones soient atteints par quelques balles perdues ? Parlera-t-on alors de « dommages collatéraux » ?

Non ! Il ne s’agit pas d’un fait divers. La preuve ? Le samedi 1er septembre, à Rouen, une rixe, survenue entre deux groupes a fait un blessé grave « entre la vie et la mort ». La victime est… afghane. Ce n’est pas un hasard. Mais qui, dans la presse, fait le rapprochement avec le combat de rue d’Alençon ? La « chasse à l’Afghan » est-elle ouverte ? Là, encore, le mobile de la bagarre est « inconnu », de même que l’origine du groupe assaillant.

La société normande, qui n’est pas directement concernée, est en droit de se poser des questions et d’exiger des autorités autre chose que des discours lénifiants.

Dans le même temps, des passeurs ont été arrêtés sur l’A 28, qui essayaient de faire passer des migrants en Angleterre : quelle mafia règne en maître sur ce trafic d’êtres humains ? Les ports de Dieppe et, surtout, de Ouistreham ont du mal à canaliser les afflux de migrants. Les routiers, dans ce dernier port, sont contraints de se cadenasser dans leurs camions. Le nombre de « mineurs isolés » ne cesse de croître à telle enseigne que les services d’aide à l’enfance des départements sont débordés.

Si, en plus, ces communautés étrangères importent chez nous leurs inimitiés ancestrales, où va-t-on ?
 

Alençon, 11 septembre 2018

C.N.O.



La Rédaction