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Deuxième année d'engagement de l'Équipe Morin en faveur de la Normandie

Mardi 30 Janvier 2018

​​Communiqué n°262 - Semaine 5


    Au bout de deux années de mandature, il est permis de dessiner les contours de la politique régionale menée par Hervé Morin et sa majorité au Conseil régional de Normandie, mais il est encore trop tôt d’en dresser le bilan. Nous n’en sommes pas encore à la mi-mandat et la collecte des articles de presse dans les journaux normands que nous effectuons au jour le jour est assez impressionnante.

    Jusqu’à présent, par deux fois, nous avons abordé cette question de l’action du Conseil régional : dans le communiqué n° 241 (semaine 29 – juillet 216), nous décrivions « Six mois d’existence de la nouvelle Normandie » et dans le communiqué n° 248 (semaine 4 – janvier 2017), nous évoquions « Un an de mandature du Conseil régional de Normandie sous le feu des critiques ineptes et politicardes » . Ces deux documents sont à la disposition de nos lecteurs et des internautes : nous entendons, par là, contribuer à la « geste » des responsables politiques qui ont pris en mains le devenir de la Normandie enfin réunifiée depuis le 1er janvier 2016… Plus tard, à la fin de cette mandature, nous dresserons un bilan de cette période au cours de laquelle la Normandie a retrouvé en même temps qu’une existence retrouvée un dynamisme nouveau.

    L’exercice de cette livraison va donc se limiter en une synthèse des activités de l’équipe Morin à la tête de la Région en 2017. Nous ferons cependant état des critiques et des polémiques que toute action politique – la gouvernance d’une Région est un acte éminemment politique – suscite, soit au sein de l’assemblée délibérative, soit dans la presse. C’est un peu les ombres qui font ressortir la lumière d’un tableau au demeurant plutôt brillant.

 

LA MISE EN MOUVEMENT DE POLITIQUES NOUVELLES

 

    Alors que 2016 avait été consacrée à la gestion (réussie) de la fusion des deux anciennes demi-régions et des organes de ces entités qui n’avaient pas su coopérer avant. Au détriment des Normands – on considère que la division normande a coûté deux points de P.I.B. pour la population de la Normandie -. On peut dire que 2017 a été l’année de la mise en place de diverses agences dédiées et de la mise en route de politiques nouvelles et globales.

    Citons – sans être exhaustifs – une nouvelle politique culturelle, un plan pour doper la logistique, des soutiens coordonnés aux sports normands et aux projets touristiques structurants, la création d’une Agence régionale de la biodiversité, la fusion des organismes s’occupant de l’air normand dans l’Agence ATMO, la définition d’une politique internationale, l’installation d’un guichet unique pour les créateurs d’entreprises, l’engagement pour une Région durable, les interventions de l’Agence de Développement de la Normandie, le soutien au développement rural et agricole, la création avec l’Agence pour l’Attractivité de la Normandie de la Marque Normandie, l’installation d’un bureau de la Normandie à Bruxelles, la prise de la compétence transports, des conventions avec les organismes s’occupant de l’emploi et de la formation (Prism’emploi, OPCALIA, AGEFIPF), un engagement de la Région pour le handicap et l’insertion, la création d’un portail normand de l’apprentissage, le soutien aux énergies renouvelables, la transformation du Centre régional des Lettres en un nouvel organisme coordinateur "Normandie Livre et Lecture"

    Nous en oublions certainement : la diversité des interventions montre que l’équipe Morin entend peser dans toutes les prérogatives accordées aux Régions par le Pouvoir central. La Région Normandie fait parler d’elle, et pas seulement dans la presse locale. Elle est largement présente dans les Salons et Expositions et sa notoriété est reconnue. Avant, quand sa division était encouragée par un localisme d’un autre âge, son image était troublée et elle avait été ÉCARTÉE des préoccupations gouvernementales. D’où l’accumulation des retards en matière de communications, notamment ferroviaires, mais aussi routières ou immatérielles. Les projets ne se concrétisaient pas ou avec des retards inconcevables. La Normandie, région d’échanges par excellence, était ENCLAVÉE. Un comble !

    Évidemment ce n’est pas en deux ans que l’on rattrape des retards de trente ans ! Du moins, les problèmes sont-ils bien ciblés et la mobilisation de la Région permet-elle d’entrevoir des solutions cohérentes. L’esprit a changé, la vision est globale et des ambitions régionales s’expriment.

 

DES CONVENTIONS ONT ÉTÉ SIGNÉES AVEC D’IMPORTANTS ORGANISMES

 

    La plus emblématique, bien certainement, est la convention signée avec la SNCF et SNCF – Réseau, notamment sur les T.E.R., mais pas seulement (modernisation des gares, dont la Gare Saint – Lazare). Petit à petit on s’achemine vers le contrôle du ferroviaire par la Région, qui prend la compétence transports.

    Parmi les autres conventions signées, signalons – outre celles avec les organismes de formation et d’emploi déjà citées – le partenariat entre la Région et EDF, la convention entre la Métropole de Rouen – Normandie et la Région, la convention entre la Région et NEOMA School, les conventions avec la CODAH, le territoire d’Évreux, le Pays de Caux, le Vexin normand, l’aide à un certain nombre de villes moyennes, notamment pour la revitalisation des centres-villes.

 

UNE ACTION ÉCONOMIQUE TOUS AZIMUTS

 

    Le résultat de la mandature sera jugé positif si des progrès en matière d’emplois sont incontestables. Cela signifie que l’activité de la Normandie permet de contribuer à amoindrir le fléau du chômage, généralement plus élevé ici qu’ailleurs du fait d’une désindustrialisation inconsidérée depuis trois décennies.

    Lorsque les Autorités régionales affirment qu’elles ont d’ores et déjà sauvé (c’était en février dernier) 3 000 emplois, c’est un signe. Celui d’un coup d’arrêt dans la déglingue industrielle et l’équipe Morin confirme cette résistance par le fait que différents dispositifs ont été actionnés par la Région : coup de main au secteur de la tôlerie, plan pour doper la logistique, dispositif ARME, mesures en faveur de la pêche, 200 000 euros injectés dans la filière voile, investissements dans la fibre optique, 150 000 euros réservés pour la Chambre régionale de l’économie sociale et solidaire, 300 000 euros pour la société Dataxim, aide au développement de la Glas Vallée, relèvement du plafond des prêts d’honneur selon le dispositif DEFI, lourd investissement de 850 000 euros pour le numérique normand, différents coups de pouce aux entreprises, etc.

    « L’A.D.N. (Agence de développement de la Normandie) bouscule les habitudes », écrivait la presse locale en mai dernier. C’est un état d’esprit qui change. En bien. Cela se traduit aussi dans une approche plus positive en direction de l’artisanat, de filières comme celles des énergies renouvelables, la filière équine – excellence normande reconnue dans le monde entier – ou l’aéronautique (la Normandie se situe au 3e rang en France en ce domaine). Approche plus positive encore envers le secteur agricole et agro-alimentaire une aide en croissance pour l’industrie touristique (notamment le tourisme solidaire), la croissance aussi pour la plaisance, etc.

    On attend de tout ce volontarisme une reconquête de la production industrielle, source d’emplois et de compétences à retrouver, une conquête de nouveaux marchés grâce à l’excellence de l’industrie agro-alimentaire normande, un nouveau dynamisme de toutes les formes de tourisme en Normandie (qui n’a pas la place qu’elle pourrait ambitionner légitimement).

    Certes, les gros bataillons des nouveaux emplois et de la remise dans le circuit productif des trop nombreux chômeurs normands dépendent principalement sans doute des politiques gouvernementales en la matière et, quoi qu’elles l’ambitionnent, les Régions n’ont qu’un rôle marginal en l’occurrence, mais considérons que la vision globale des forces et faiblesses de l’économie normande par la Région, d’une part, la création de dispositifs nouveaux ou facilitateurs de l’activité économique, d’autre part, permettent aux Élus régionaux – toutes tendances confondues – de déterminer des politiques d’accompagnement des entreprises susceptibles de dynamiser l’ensemble de la Normandie.

 

UNE PRÉSENCE INTERNATIONALE TRÈS AMBITIEUSE

 

    C’est sans doute le domaine pour lequel l’équipe Morin peut s’enorgueillir de marquer les points les plus appréciables. Il y a d’abord le domaine de l’export : la Normandie est la seconde région française tournée vers l’export. 4 500 P.M.E. adaptées à l’export ont été répertoriées par les services de la Région qui entend accompagner les entreprises à l’international. Dans le même temps, l’aide au volontariat international en entreprises est considérablement augmentée tandis qu’une aide à la mobilité vers l’extérieur se concrétise par 660 pass-monde. Un site internet de la Région est dédié à l’Europe et l’on remanie la représentation de la Normandie à Bruxelles.

    L’Agence Normandie Attractivité tisse sa toile et entend regrouper les Normands installés dans toutes les parties du monde en espérant qu’ils deviennent des ambassadeurs de la Normandie. D’autre part, la Région fait un effort en direction de l’accueil des étudiants étrangers.

    La Région – et c’est bien normal – a participé, en liaison avec le Département de la Manche, au Sommet des Îles : un partenariat petit à petit se développe entre la Normandie continentale et la Normandie insulaire (en ces temps de Brexit, ce n’est pas négligeable !).

    Hervé Morin c ‘est un rôle qu’il affectionne – joue les V.R.P. auprès des fonds d’investissement et se déplace volontiers à l’étranger pour présenter la Normandie dans ses pompes et dans ses œuvres : il est ainsi parti « à la conquête de l’Asie » (la presse use de superlatifs !) et va en Australie conforter la coopération en matière de construction navale des sous-marins qui amène une petite colonie d’ingénieurs australiens (avec leurs familles) à Cherbourg. Le ton est donné : des entreprises normandes s’installent en Corée du Sud. L’an passé, les voyages du chef de l’exécutif régional l’ont conduit en Russie, en Tunisie, en Iran…

    Plusieurs centaines de vaches normandes sont parties en Iran : début d’un courant d’exportations des plus prometteurs.

    En lançant son « Davos pour la Paix », à partir du Mémorial de Caen, Hervé Morin place la Normandie sous les projecteurs de la presse mondiale. Il a obtenu la venue prochaine du Secrétaire général de l’ONU, M. Bank-Ki-Moon.

    Certes, il espérait beaucoup de la candidature de la France pour une Exposition universelle et il avait positionné la Normandie pour qu’elle soit associée à cette grande entreprise de notoriété. Le retrait de cette candidature, dans les premiers jours de 2018, annihile ses efforts. Néanmoins il voudrait bien que la Normandie fût l’arrière-cour des futurs Jeux Olympiques de Paris, prétention finalement très crédible, surtout si les équipements sportifs normands se réalisent à temps. Un Institut régional du Sport est ainsi créé et les fédérations sportives se sont unifiées à l’échelon de toute la Normandie. La plus importante (en nombre), celle de football, vient de fixer son siège central à Lisieux. Hommage à la centralité du Pays d’Auge.

    La Région Normandie convie enfin pour un Colloque international les fleuves du monde entier.

 

ET TOUT CELA SANS NÉGLIGER LES COMPÉTENCES RÉGIONALES TRADITIONNELLES

 

    Les Régions sont compétentes en matière de gestion des lycées. La Normandie – même lorsqu’elle était divisée – n’a jamais failli en ce domaine

    L’équipe Morin poursuit l’effort : 490 millions d’euros pour les lycées.

  • Sécurisation des lycées
  • Les lycéens mangent normand
  • La Région investit dans la rénovation du lycée Lebrun de Coutances
  • Elle accorde 130 000 euros à la filière bois du lycée Sorel d’Honfleur
  • Elle accorde 20 millions d’euros pour le lycée Cornu de Lisieux
  • Elle aide à la restauration du lycée Queneau d’Yvetot…

    Nous en oublions sûrement…

    La Région consacre 250 000 euros pour installer la Wi-fi sur les campus. Elle crée un Label CFA numérique en Normandie.

   Mais c’est pour l’apprentissage que la Région met, comme on dit, le paquet : le but est de doubler le nombre des apprentis. Lisieux devient le cœur de la relance de l’apprentissage. 13 futurs conducteurs sont formés par la Région et elle a obtenu que les frais d’inscriptions et d’enseignement des futurs kinés soient harmonisés.

 

    Parmi les autres actions menées par la Région dirigée par l’équipe Morin, nous notons (en vrac) :

  • Une aide de 1,5 million d’euros pour consolider la falaise de Villerville
  • Les rénovations des centres-villes (11 millions d’euros, puis 60 millions d’euros)
  • L’aide au financement du Bac de Quillebeuf
  • Une aide pouvant aller jusqu’à 10 000 euros pour rénover les maisons particulières
  • L’installation de la 4 G dans les trains et le long de l’Autoroute A 13
  • La création de Clubs d’entreprises
  • Une aide pour les Îles de Saint-Martin et Saint-Barth après le passage d’Irma
  • L’amorçage facilité par des unions d’investisseurs
  • L’aide à 1496 jeunes pour la mobilité internationale
  • L’envoi aidé de 50 entreprises start-up normandes au Salon de Las Vegas
  • La contribution au 1er Salon de l’industrie du futur à Gruchet-le-Valasse (pour une Normandie digitale)
  • Préparation du prochain Festival Normandie Impressionniste
  • Préparation d’une opération « Présence Senghor », autour de l’œuvre et des documents de l’éminent poète académicien qui se disait à moitié normande
  • Prémisses d’une opération « Normandie hydrogène ».

 

    Tout cela – et plus encore : on ne peut tout recenser – a été entrepris à budgets en légère augmentation (1,7 milliard d’euros), grevés par une baisse des dotations de l’État et dans lesquels la part des investissements reste relativement croissante alors que le fonctionnement ne diminue pas suffisamment, il faut le reconnaître.

 

LES DEUX GRANDES BATAILLES D’HERVÉ MORIN

 

    Elles font suite à la bataille du rail entamée en 2016 et non terminée à ce jour : la SNCF et SNCF – Réseau n’ont pas encore « réglé leur dette » à l’égard de la Normandie. Certes la Région va prendre la compétence et la responsabilité des trains intercités (après avoir depuis quelques années celle des T.E.R.). Ce sera effectif vers la fin de la mandature, avec l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire des voyageurs. De rudes joutes sont à prévoir avec les tenants du monopole d’État du fer et on peut se demander si, en 2022, les Normands verront vraiment le bénéfice de l’ouverture à la concurrence – mesure européenne – des transports ferroviaires et s’ils percevront l’intérêt d’une quasi régionalisation de la gouvernance du trafic des voyageurs. Ne parlons pas non plus de l’avancement de la L.N.P.N. (Ligne nouvelle Paris – Normandie), dont on ignore les perspectives de financement, sans compter les multiples recours qui vont advenir.

    Autrement dit, si Hervé Morin a eu raison – en tout cas, c’est la position du Mouvement Normand – d’entreprendre « la bataille du rail », il n’est pas certain qu’à la fin de la mandature, il tire le bénéfice de cette politique courageuse et authentiquement régionale.

 

    Les deux batailles menées par Hervé Morin au cours de l’année 2017 sont de même ampleur, tout aussi nécessaires et, bien entendu, aléatoires quant à leur résultat. Les batailles perdues sont celles que l’on n’ose pas entreprendre et nous apprécions que le Président de la Région ait l’audace de vouloir les mener.

 

  • La gouvernance régionale des ports

    La première d’entre elles porte sur la gouvernance des ports et, accessoirement, celle de l’Axe Seine.
    Hervé Morin milite pour une gouvernance régionale et locale des ports, y compris celle des Grands Ports Maritimes de la Basse Seine. Il constate que les ports de la Rangée Nord connaissent un développement sans commune mesure avec celui des ports du Havre et de Rouen et il envie leur gouvernance à partir des régions et des villes qui les abritent. Il constate que la gestion fonctionnarisée et étatique de nos ports n’est pas performante, etc. etc..

    Si la régionalisation et la localisation des ports secondaires de la Normandie est pratiquement actée (avec le projet de mutualiser Ports Normands associés et Dieppe), il semble que le Pouvoir central fasse la sourde oreille pour se dessaisir de la gouvernance des Grands Ports Maritimes. Tout au plus peut-on espérer une présence plus grande et acceptée de la Région et, peut-être, des usagers dans la direction de la gestion des ports.

    Il en va de même pour la gouvernance de l’Axe Seine que Matignon, par le bras d’un Préfet, M. Philizot, veut garder. La partie de bras de fer est engagée, mais elle s’inscrit aussi dans les perspectives du Grand Paris… sur lesquelles tout le monde attend les arbitrages de M. le Président de la République.

    Cette bataille est loin d’être terminée et ses interférences politiciennes ne doivent pas être sous-estimées.

 

  • L’apprentissage va-t-il passer sous la coupe de l’État et du MEDEF ?

    La seconde bataille qui oppose Hervé Morin au Pouvoir central porte sur la gestion de l’apprentissage et des fonds de formation qui, jusqu’à présent, était dévolue aux Régions. Le Président de la Normandie se retrouve en première ligne du fait de son accession à la Présidence de l’A.R.F. (Association des Régions de France). En fait, c’est une bataille entre trois protagonistes : outre les Régions et l’État, il faut ajouter le MEDEF et la CGPME (pas l’Artisanat). Il s’agit de sauvegarder l’une des prérogatives accordées par les Lois de Décentralisation aux Régions. L’État lutte pour une re-centralisation de la formation et de l’apprentissage. Les patrons cherchent une privatisation de l’apprentissage et les Régions arguent du fait que l’apprentissage est un élément essentiel de l’aménagement du territoire dans la mesure justement où les territoires – donc les Régions - savent ce qui leur convient en matière de formation et peuvent y investir à bon escient.

 

DE QUELQUES CRITIQUES QUI ANIMENT LE DÉBAT RÉGIONAL

 

    Elles ne sont pas à la hauteur de l’engagement de l’actuelle majorité régionale, mais elles doivent être prises en considération lorsqu’elles ne sont pas dérisoires.

    Principale critique jusqu’à présent formulée : la politique ferroviaire de l’équipe Morin va coûter trop cher. « Ce sont les Normands qui paieront l’addition », clament les opposants. Certains – les Verts notamment – se demandent si la L.N.P.N. sera encore utile lorsqu’elle sera terminée (quand ?). Il faut dire que des membres de la majorité régionale ne sont pas très rassurés : « Pour les T.E.R., on a les chocottes ! » avouent-ils.

    Seconde critique de fond : l’opposition (surtout des membres du Front de Gauche et des syndicats) est vent debout contre la future concurrence du privé dans le ferroviaire. On retrouve la même contestation lors des conséquences de la fusion au sein du personnel dépendant de la Région : des syndicats de l’enseignement, toujours aussi conservateurs, ont la nostalgie de la division normande, dont on ne sait quels bénéfices ils pouvaient en tirer.

    De là, une critique sur l’alignement des personnels sur les 35 h. (Certains en étaient aux 32 h.) ne pèse pas grand-chose à côté de l’alignement des salaires qui s’est fait à partir des rémunérations les plus élevées à échelons correspondants. On critique aussi la suppression de maints emplois aidés, mais cela n’est pas spécifique à la Région : c’est une décision nationale… Nombre d’associations subventionnées déplorent cette suppression des emplois aidés et voudraient que la Région compensât par des subventions au moins maintenues. Mais les budgets des collectivités territoriales étant contraints, la cure d’amaigrissement s’impose à tous.

    Là-dessus, il y a les contestations concernant la suppression de subventions en direction de certaines associations (GRAANDE, CRIJ…). L’équipe régionale a, semble-t-il, voulu faire le ménage dans ce système qui consiste à subventionner des associations se substituant à la Région pour mener des politiques parallèles. De là à dire que l’équipe Morin a une politique anti-jeunes, il y a un pas que certains franchissent allègrement, voulant ignorer les dispositifs élaborés par la Région en direction des jeunes. Cette fronde est indiscutablement gênante et l’Exécutif régional serait avisé de mettre les choses au point.

    Dans ce contexte par exemple la polémique autour des disparités qui seraient intervenues à propos de la gratuité des concerts de musique actuelle à Rouen (alors qu’à Hérouville – Saint – Clair ils étaient payants) relève d’une certaine mauvaise foi. La politique de la Région en la matière est de traiter au même niveau les uns comme les autres.

    Une critique a été formulée à propos du coût du logo de la marque Normandie. Dont acte. Si le coût n’est, paraît-il, pas exorbitant, nous considérons pour notre part que le logo en question – comme tous les logos d’ailleurs – se démodera vite…

    Navrante polémique personnelle entre Hervé Morin et Alain Lambert, ancien président du Conseil général de l’Orne : ces deux-là ne s’apprécient pas. C’est le moins qu’on puisse dire. Visiblement l’actuel vice-président du Conseil départemental de l’Orne – changement de nom ! - n’aime pas le franc-parler de l’ancien Ministre de la Défense… qui met souvent les pieds dans le plat… à la grande joie des journalistes qui mettent les « morinades » en exergue. Malgré sa hargne, Alain Lambert n’égalera pas dans la mesquinerie le leader de l’opposition socialiste au Conseil régional, l’ineffable Nicolas Mayer – Rossignol, qui ne loupe aucune occasion de se ridiculiser.

    Notamment dans sa critique à propos de la position d’Hervé Morin concernant la gouvernance du Mont-Saint-Michel. Ce dernier estime que la Région n’est pas là pour gérer les parkings du Mont, propriété de l’État. Avec l’appui des collectivités locales (M. Nicolas, Maire d’Avranches, en particulier), Hervé Morin souhaite que l’ensemble soit géré par les parties prenantes locales. Point de vue qui se défend…

    N.M.R. (Nicolas Mayer-Rossignol : il faut s’habituer à cet acronyme) s’est lancé sur France 3 dans une critique acerbe d’Hervé Morin dont les voyages à l’étranger coûtent cher à la Région. L’an passé, il critiquait Morin – contre l’évidence – parce qu’il n’était jamais présent dans la Région. Visiblement le brave garçon n’a pas conscience des véritables enjeux. En plus, il a voulu faire la leçon à Morin parce que ce dernier avait rencontré son collègue Laurent Wauquiez, Président de la Région Rhône-Alpes-Auvergne : minable criaillerie politicienne…

    La véritable contestation, finalement, se situe – et se situera encore en 2018 – sur la question de l’apprentissage. En tant que patron (pour deux ans) de l’A.R.F., Hervé Morin doit négocier durement avec le Gouvernement… et le patronat. Il y va de sa crédibilité en tant que négociateur au nom de tous

ses collègues Présidents de Région. S’il ne réussit pas à sauvegarder les intérêts régionaux, son échec sera durement ressenti, mais comme il le dit drôlement : « Nous ne serons pas le cornichon sur l’assiette de charcuterie. Les Régions ne seront pas à l’apprentissage ce l’aneth est au saumon ! »

    Bel exemple du franc-parler du Président du Conseil régional de la Normandie ! Cela en irrite certains. Nous, cela nous amuse !


Didier PATTE, porte-parole et ancien Président du Mouvement Normand

Pour toute correspondance : 
• Didier Patte. 87, rue de la République. 76940 – La Mailleraye sur Seine (Commune nouvelle d’Arelaune en Seine)
• d.patte948@laposte.net

La Rédaction