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Guillaume le Conquérant

Gilles Pivard a dessiné la vie du Conquérant, façon "Tapisserie de Bayeux".


Un site à découvrir : "Telle une tapisserie ", une vidéo et le tout qui mériterait un livre illustré pour les jeunes et les moins jeunes !
Une belle réalisation de Gilles Pivard.







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Caliban

Lundi 21 Janvier 2019

Communiqué du Réseau citoyen du Cercle Normand de l'Opinion


Caliban
« Les… (en 4 lettres), ça osent tout, c’est même à cela qu’on les reconnaît ».
Il faut laisser parler M. Mayer-Rossignol, le chef de file de l’opposition socialiste au Conseil régional, on peut alors être certain qu’il sortira une sottise. Tout cela pour se faire mousser. Il vient de se surpasser sur France 3 Normandie en voulant « faire pleurer Margot » sur le sort « des Normands qui dorment dans la rue » alors que le Conseil régional « utilise l’argent public pour faire des panneaux signalétiques en normand ». « Ce ne devrait pas être une priorité de la Région », conclut cet ignorant au front épais.
En fait, Mayer-Rossignol fustige l’organisation en l’Abbaye aux Dames du Premier Colloque de la Fédération des Associations pour la Langue normandE (F.A.L.E.) qui a réuni deux à trois cents militants patoisants des cinq départements normands et des îles anglo-normandes. Évidemment pour Mayer-Rossignol, tout ce qui va dans le sens d’un encouragement d’une fierté normande retrouvée et de la préservation du patrimoine immatériel de la Normandie n’est pas une « priorité régionale ». Cet apôtre de la division normande qui, avant 2016, aurait bien rattaché sa demi-région à un fumeux ensemble nord-ouest, dirigé par Lille, ne peut pas comprendre la dimension particulière de l’enracinement, cher à la grande Simone Weil. Nier l’importance de l’héritage linguistique normand est une erreur stratégique dans un monde où chacun lutte pour la reconnaissance de son identité et, à partir de là, pour l’attractivité de la collectivité non indifférenciée dans laquelle on veut vivre.

Mayer-Rossignol prétend qu’il ne s’agit pas d’une « priorité de la Région »… outre que la défense des parlers normands n’empiète en rien sur les grandes priorités régionales (économiques, sociales, environnementales), peut-on mettre en balance la question du pouvoir d’achat des Normands et l’investissement minime que pourraient faire quelques communes du Cotentin pour se doter d’un attrait touristique supplémentaire ? La démagogie a des limites que Mayer–Rossignol franchit allégrement. Et puis résumer le plan d’action dévoilé par Hervé Morin en faveur de la promotion de la langue normande au symbole de quelques panneaux signalétiques est une malhonnêteté intellectuelle digne du plus obtus des politiciens. Favoriser la recherche universitaire, encourager l’enseignement de la langue et de la culture régionale (ce qui se fait dans toutes les Régions !), recenser tous les travaux des linguistes et dialectologues, favoriser les échanges entre les associations locales luttant pour la survie des parlers populaires, c’est faire œuvre de culture et de respect pour notre patrimoine. N’est-ce pas le rôle de la Région ?

La charge de Mayer-Rossignol est mesquine, injuste et, finalement, stupide, tout à fait dans la manière de ce monsieur qui n’a pas encore compris que la Normandie existait à nouveau.
En attendant, il faut solder les conséquences financières de la gestion Le Vern : une ardoise, par exemple, de 538 000 euros pour une politique aéroportuaire avortée. Monsieur Mayer-Rossignol, on ne vous entend plus vociférer sur ce sujet. Pourquoi ?                             

Caen, le 21 janvier 2019
C.N.O.


La Rédaction