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Guillaume le Conquérant

Gilles Pivard a dessiné la vie du Conquérant, façon "Tapisserie de Bayeux".


Un site à découvrir : "Telle une tapisserie ", une vidéo et le tout qui mériterait un livre illustré pour les jeunes et les moins jeunes !
Une belle réalisation de Gilles Pivard.








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CIRCENSES SINE PANEM

Mardi 9 Juillet 2019

​Communiqué du Réseau citoyen du Cercle Normand de l'Opinion


Un vieux fond de moralisme a toujours condamné les jeux d’argent. À telle enseigne qu’il a fallu attendre la captivité du Roi François 1er, après la défaite de Pavie, pour que l’État décidât de créer une loterie nationale afin de payer l’exorbitante rançon imposée au malheureux monarque. Le pli était pris. C’était pour la « bonne cause » et, en même temps, un expédient commode pour renflouer quelques caisses de l’État impécunieux. Les successeurs de François 1er – tous régimes confondus – le comprirent si bien que le principe des jeux d’argent devînt une sorte de monopole d’État auquel on faisait appel pour, toujours en vertu de causes généreuses, financer ce que l’État se révélait incapable de faire par ses ressources propres.

C’est ainsi qu’après le Grande Guerre, l’Association des Gueules Cassées et la Fédération Maginot prenant en charge des anciens combattants furent les bénéficiaires (et l’alibi) de la Loterie Nationale. À tel point que ces deux respectables (ô combien !) organisations sont toujours actionnaires de la Française des Jeux (FDJ), qui a pris la succession de la bonne vieille Loterie Nationale. Dans le même temps (cette expression est à la mode !), cet organisme d’État chapeaute la filière hippique et le monde des courses par le P.M.U., contribuant ainsi à son financement.

Avec la Française des Jeux, l’État exerce une tutelle morale sur le monde des jeux d’argent, évitant sans doute certaines dérives qui font florès dans les pays où des bookmakers véreux torpillent les sports avec des paris truqués.

Or, voilà que l’État, feignant de considérer les jeux d’argent comme n’importe quelle spéculation économique, décide, selon la logique libérale qui l’inspire, de privatiser la Française des Jeux.

Il commence par noyer ces gêneurs d’actionnaires des Gueules cassées et de la Fédération Maginot en faisant entrer la F.D.J. en bourse, ce qui amènera des capitaux… et des investisseurs intéressés par la rentabilité de l’organisme. Nul doute que les fonds de pension – avides par essence – voudront participer au festin de la poule aux œufs d’or.

Car l’État, en l’occurrence, « bouffe la grenouille » en lançant la privatisation d’un organisme qui lui rapporte copieusement chaque année.

 

Quelques questions se posent :

  1. L’État ne va-t-il pas brader un « bijou de famille » ? Chacun se souvient de la braderie des autoroutes : la Cour des Comptes n’a pas été tendre avec les Gouvernements (de gauche comme de droite) ayant spolié les Français d’un réseau autoroutier qu’ils avaient financé et, depuis lors, rentabilisé. L’augmentation continue des péages est une double sanction infligée aux usagers.
  2. La F.D.J. privatisée protégera-t-elle les intérêts des anciens combattants et blessés de guerre ? Faut-il rappeler que la France est en guerre actuellement et que le nombre de blessés et d’invalides méritent plus que de la considération ?
  3. La F.D.J. privatisée acceptera-t-elle l’organisation, par exemple, des Lotos du Patrimoine lancés, il y a peu, par Stéphane Bern ?
  4. ET CELA TOUCHE DIRECTEMENT LA NORMANDIE ! La F.D.J. continuera-t-elle à contribuer au financement de la filière hippique ?

En Normandie, c’est 20 000 emplois directs et 50 000 emplois indirects… Il y a lieu de s’inquiéter !

 Cette « Réplique Normande » ne sera pas la dernière sur cette fameuse privatisation… et les autres à venir…


Arelaune-en-Seine, le 9 juillet 2019

C.N.O.



La Rédaction