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Guillaume le Conquérant

Gilles Pivard a dessiné la vie du Conquérant, façon "Tapisserie de Bayeux".


Un site à découvrir : "Telle une tapisserie ", une vidéo et le tout qui mériterait un livre illustré pour les jeunes et les moins jeunes !
Une belle réalisation de Gilles Pivard.








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Véganisme versus tradition et modernité normandes

Samedi 23 Mars 2019

Communiqué du Réseau citoyen du Cercle Normand de l'Opinion


Peu à peu le mouvement Végan, issu d’une sous-culture anglo-saxonne, prend place au cœur de notre société. Loin d’être un mouvement promouvant un choix de consommation personnelle, voire un mode de vie spécifique car spéciste, c’est-à-dire reposant sur une unicité de l’espèce vivante (humains, animaux, végétaux, voire minéraux), il s’agit d’un mouvement visant à condamner les éleveurs et les bouchers, toute profession ayant un lien avec la viande. Étendre le principe du « Tu ne tueras point » à l’ensemble de la communauté de Gaïa, la déesse-Terre telle qu’elle était dénommée sous l’Antiquité. Ce programme radical ne pouvait pas ne pas émouvoir un descendant d’un boucher-éleveur de la région des Andelys, certes disparu, mais dont l’esprit reflétait bien notre pays de tradition.

Le mouvement Végan s’inscrit dans une optique double : une mode bo-bo dans l’ensemble des espaces urbains occidentaux, mais aussi une revendication de contre-culture révolutionnaire, passant par la mise à mort de notre système de vie. Loin d’être un enchantement de la Nature, le mouvement apparaît comme une œuvre de déconstruction de notre mode de vie, forme de nihilisme destiné à nos assiettes.

Bien évidemment, le mouvement Végan n’est pas homogène, mais peut aussi s’avérer violent, forme d’éco-terrorisme. Son mentor est le philosophe australien, Peter Singer, candidat Vert – malheureux – à plusieurs reprises. La position de Singer est que le fait d’utiliser des animaux pour se nourrir est injustifié car cela entraîne une souffrance disproportionnée par rapport aux bienfaits que les humains tirent de cette consommation et qu’il est donc moralement obligatoire de s’abstenir de manger la chair des animaux (végétarisme), voire de consommer tous les produits issus de leur exploitation (véganisme). Ce « moralement obligatoire » est un terme pouvant inaugurer toutes les dérives totalitaires.

La Normandie, face à ces nouveaux interdits alimentaires (il y en a d’autres qui fleurissent liés à des pratiques religieuses), se doit de réagir. Pour exemple dépassant les règles alimentaires strictes, dans leur délire, les Végans proposent de débaptiser la rue aux fromages, à Caen… Cette revendication s’insère dans une politique globale de remise en cause de nos traditions, puisque certaines associations tentent de s’inviter dans le milieu éducatif.

Pourquoi réagir ? La Normandie est une terre d’élevage : pendant très longtemps, le système herbager de notre terre a gonflé d’orgueil toute la France. Voyageurs et chroniqueurs avant le XIXe siècle, notables de l’Association Normande sous la Monarchie de juillet et le Second Empire, députés, préfets et ministres de la Troisième République ont écrit à la gloire de la vache et de l’herbage normands des pages dont la somme formerait plusieurs gros volumes et où les adjectifs ne tolèrent qu’une forme : le superlatif. Ainsi le Pays d’Auge devint-il dans la littérature spécialisée une sorte d’archétype de la richesse herbagère. Plus récemment, le Président de notre Région, Hervé Morin, a présenté au haras de Beaufour, dans le Calvados, devant les professionnels de la filière équine, une nouvelle ambition régionale : affirmer au niveau mondial la place de la Normandie comme terre d’excellence du cheval, pour conquérir de nouveaux marchés à l’international et renforcer l’attractivité de la Normandie.

Filière bovine, filière équine, tradition et modernité, les atouts de la Normandie ne peuvent pas, ne doivent pas être remis en cause par une poignée de sectateurs, soutenus par les médias qui voient, comme à l’accoutumée, dans la Normandie le prolongement des nouvelles passions parisiennes.


Vernon, le 21 mars 2019

C.N.O.



La Rédaction