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Le maire de Bayeux sera-t-il le libérateur d’une politique culturelle authentiquement normande… en Normandie ?

Jeudi 18 Octobre 2018

Communiqué du Réseau citoyen du Cercle Normand de l'Opinion


Suite à la démission de Madame Dormoy, vice-présidente chargée de la vie culturelle au Conseil régional et qui ne s’était jamais sentie à l’aise dans le cadre de la réunification des deux demi-régions normandes, c’est Patrick Gomont, Maire de Bayeux, qui serait la personnalité désignée pour donner tout son éclat à la politique culturelle de la Région Normandie.

Ce choix est intéressant.

En tant que Maire de Bayeux, M. Gomont peut se targuer d’être l’édile d’une ville particulièrement riche au plan architectural et historique. D’abord parce que c’est l’une des rares cités normandes à être sortie intacte des combats de la Bataille de Normandie, que sa cathédrale est un prodigieux résumé de tous les styles architecturaux qui se sont succédé dans les constructions religieuses. Que dire aussi de son nouveau Musée, une des grandes réussites muséales de notre époque ?

Ensuite parce que Bayeux, première ville de la France continentale à avoir été libérée (reconnaissons aux villes corses d’avoir été libérées de l’occupation dès 1943) est célèbre par les deux discours fondateurs du Général de Gaulle esquissant les principes de la future Ve République.

Enfin et, peut-être, surtout, par la fameuse Telle du Conquest (la « Tapisserie » de la Reine Mathilde), que l’État – qui en est propriétaire, on se demande pourquoi ! a confié à la municipalité de cette ville pour un long bail.

Or, justement, et parce que l’on va procéder à la restauration du couvent qui lui sert d’écrin, on va permettre à cette extraordinaire œuvre d’art médiévale d’aller se faire admirer en Angleterre pendant deux ans (en espérant que les Anglais nous la rendront… plaisanterie douteuse, nous en convenons). Que M. le Maire de Bayeux soit en charge de la vie culturelle de la Région va d’autant mieux lui permettre de tisser des liens avec les milieux culturels anglais qui ont tellement à partager un prestigieux héritage normand, commun sur les deux rives de la Manche.

M. Gomont aura sans doute la mission de défendre une conception enracinée de la culture en Normandie, souvent en concurrence avec la culture administrée d’État, trop souvent méprisante envers les cultures locales.

Prochain Festival de la Normandie impressionniste, projet de Rouen, capitale européenne de la culture, promotion de tous les patrimoines régionaux, politique du Livre, de l’Image, enseignement et promotion de la culture normande, etc. les tâches – exaltantes – ne vont pas manquer.

Bienvenue, Monsieur Gomont !
 

 

Port-En-Bessin, 18 octobre 2018

C.N.O.




La Rédaction