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Courrier mensuel de l'Office de Documentation et d'Information de Normandie

Vendredi 9 Mars 2018

Sous les sabots de Sleipnir, le coursier d'Odin…
Actualités normandes du mois de février 2018


L’événement le plus important, à nos yeux, en ce mois de février qui vient de s’achever, est la sorte d’armistice, provisoire peut-être, intervenu dans la « guerre du camembert ». Important et controversé, au sein même du Mouvement Normand. À telle enseigne que cette affaire fera l’objet d’un communiqué à venir, donnant les tenants et aboutissants du compromis à la normande survenu entre les industriels et les artisans fromagers autour d’une nouvelle définition de l’A.O.C.
Nous reporterons en mars l’évocation du Salon International de l’Agriculture : s’étant terminé ce jour, 5 mars, nous n’en avons pas toutes les conclusions, hormis un record d’affluence particulièrement bien venu à un moment où l’on peut s’interroger sur le devenir de l’agriculture, en France, en général, en Normandie, en particulier.
Néanmoins nous allons commencer notre tour d’horizon des actualités normandes de février par des nouvelles concernant le monde agricole.
 
INQUIÉTUDES ET ESPOIRS DU MONDE AGRICOLE
 
  • D’après la Chambre régionale d’agriculture, la Normandie « sort renforcée du long processus de négociations sur les zones défavorisées », car ont été prises en compte les régions du Val d’Orne et de Carrouges, la zone des marais du Bessin et du Cotentin et de la Vallée de la Seine. Mais des communes éligibles, notamment en Seine-Maritime, ne feront plus partie du nouveau zonage. 900 communes ont été retenues (contre 479 aujourd’hui) et 4 000 exploitations sont concernées (au lieu de 1 850 actuellement). Ce nouveau zonage est prévu dès 2019, avec une période de transition de trois ans.
  • Le prix du lait normand a été à la hausse en 2017, en augmentation de 11,72 % par rapport à 2016 et Lactalis paie mieux le lait A.O.P. des 180 producteurs qui ont contracté avec cet industriel : c’est 10 à 15 euros supplémentaires par tonne de lait. 60 % des volumes A.O.P. sont désormais déconnectés du prix du lait conventionnel. Lactalis collecte 1,2 milliard de litres de lait en Normandie, soit plus du tiers du lait régional (in Ouest-France, 18 février).
  • La normande, cette race bovine emblématique de la Normandie, se confirme comme étant une race mixte, à la fois laitière en fournissant les laits A.O.P. et à viande. « On réfléchit maintenant à un I.G.P. bœuf de Normandie afin de retrouver un signe de qualité. La race le mérite car elle a été améliorée par les anciens pour correspondre au terroir Normandie » (Franck Guesdon, éleveur à Beuzeville).
  • L’association Bio Normandie a été placée en redressement judiciaire : d’après ses dirigeants la cause première en serait la fusion au sein d’une seule structure d’Agro bio Basse Normandie et de Grab Haute Normandie, voulue par l’exécutif régional. En fait, c’est la baisse de subventions publiques – principales ressources de la structure – qui serait la cause réelle de la quasi-faillite (perte de 200 000 euros). Le modèle économique de Bio Normandie est à revoir : la demande en bio est telle qu’il doit être possible d’envisager une issue favorable à cette mauvaise passe.
  • Le Secrétaire d’État, Sébastien Lecornu, a déclaré que la méthanisation était une clef de la transition énergétique et qu’elle pouvait apporter une partie de la solution à la crise agricole. Pour l’instant, 15 % des exploitations agricoles pratiquent cette activité, avec la culture du colza, dont l’huile se substitue partiellement au gazole dans le Diester. La Normandie est grande productrice de colza, mais encore timide en matière de méthanisation. De même, le photovoltaïque, notamment sur les vastes bâtiments d’élevage, n’en est qu’à ses débuts. Cette diversification énergétique des exploitations agricoles, pour peu qu’elle soit soutenue par les pouvoirs publics – car les investissements sont lourds – peut être un complément très lucratif pour la filière agricole.
 
LE CONSEIL RÉGIONAL EN SOUTIEN
 
Le journal L’Eure agricole et rurale (1er février) a interviewé Hervé Morin sur le thème suivant « Comment la Région soutient-elle l’agriculture et en particulier l’élevage ? ». Le Président de la Normandie en a profité pour rappeler l’importance du plan ambitieux que la Région a adopté fin 2016, avec une mobilisation de 60 millions d’euros par an. Ce plan se décline en neuf directions :
  1. Accompagnement de l’installation des jeunes agriculteurs.
  2. Développement et performance économique des entreprises agricoles.
  3. Valorisation des produits normands.
  4. Mise en place de nouvelles pratiques agricoles.
  5. Renforcement des organisations de producteurs.
  6. Développement des compétences et de l’emploi agricole salarié.
  7. Valorisation des produits locaux en restauration collective.
  8. Diversification des activités agricoles.
  9. Innovation en agriculture.
Objectifs ambitieux touchant tout autant la production que l’environnement de la filière.
Au bout d’un an, on peut d’ores et déjà, juger des résultats :
  1. 4 400 exploitations agricoles aidées dans le cadre des mesures agro-environnementales et du soutien à la filière biologique.
  2. 300 jeunes accompagnés dans leur installation.
  3. 550 entreprises agricoles conseillées au plan stratégique.
  4. 760 exploitations soutenues dans leur projet d’investissement.
  5. Promotion de la filière de qualité du Bœuf normand.
  6. Dès la rentrée scolaire 2017, 80 % de produits normands servis dans les cantines scolaires.
  7. Sauvegarde des races à petits effectifs.
  8. Plan protéines végétales pour positionner la Normandie comme leader sur ce marché d’avenir.
Hervé Morin se félicite de la tenue du Congrès de la Fédération nationale bovine à Evreux, marque de reconnaissance de la vocation d’élevage de la Normandie. Et il conclut :
« Notre ambition, faire de l’agriculture normande une référence mondiale de qualité »
ayant toujours à l’esprit la conquête de marchés extérieurs.
 
LE CONSEIL RÉGIONAL A LA MANŒUVRE
 
Il ne s’agit pas de répertorier tous les axes d’interventions du Conseil régional : au bout de deux ans, on perçoit les intentions de l’équipe qui entoure Hervé Morin. Il faut réveiller la Normandie, et cela se décline dans une série de politiques assumées.
  • En particulier, des contrats de pays avec le Bocage, Pont-Audemer – Val de Risle, Pays de Deauville, Granville, etc. Et ce, en ce seul mois de février. À chaque fois, l’intervention de la Région est décisive.
  • La Région a lancé la première Zone économique spéciale (Z.E.S.) de France, à Port-Jérôme, en liaison avec Caux – Seine – Agglo. Il s’agit de séduire des investisseurs français et étrangers. C’est une expérimentation dont les résultats seront examinés à la loupe par tous les décideurs. On notera que cette Z.E.S. bénéficie d’un quai en Seine, dépendant du Port de Rouen. D’autre part, elle proposera des avantages fiscaux et économiques (limités à 5 ans).
  •  Dix territoires « 100 % énergies renouvelables » ont été retenus par la Région ; Il convient de la citer : Pays de la Baie du Mont – Saint – Michel, Saint – Lô agglomération, Cingual – Suisse Normande, Vallée de l’Orne et de l’Odon, Cœur de Nacre, Communauté urbaine d’Alençon, Intercom Bernay – Terres de Normandie, Seine Normande agglomération, Caux Vallée de Seine. Ces territoires seront exemplaires dans la transition énergétique (réduire l’émission des gaz à effet de serre, production d’énergies renouvelables). 20 000 euros sont accordés par la Région à chacun des dix lauréats. Ils seront donc des modèles, suivis ensuite par d’autres territoires lauréats.
  • Dans le même esprit, le 2000e chèque Eco-Énergie a été remis à un quidam de la région de Caen : il s’agit pour la Région d’encourager la rénovation énergétique des logements.
  • La Région et l’Agglomération Caen-la Mer s’associent pour lancer un Super Campus sur les plateaux nord de cette ville afin de promouvoir l’émergence d’un pôle d’excellence regroupant labos de recherche, entreprises de pointe et enseignement supérieur.
  • Avec le dispositif ARME, la Région a aidé 370 entreprises (PME, commerces, exploitations agricoles), avec un taux de réussite estimé à 96 %.
  • La Région vient de consacrer 18 millions d’euros pour l’innovation dans le but d’améliorer la compétitivité et les créations d’emplois.
  • La monnaie régionale s’appellera le Rollon : nous attendons son entrée en usage pour émettre un jugement sur cette initiative intéressante.
  • Enfin la Région se mobilise pour la Paix, en juin prochain, au cours d’un premier Forum qui devrait réunir des personnalités françaises et étrangères.
 
MAIS TOUT N’EST PAS ROSE EN RÉGION
 
Hervé Morin vient d’écrire au Premier ministre à propos des conclusions du rapport Duron sur les infrastructures : « Le compte n’y est pas. La Normandie est maltraitée ». Le cri est unanime. Il est dommage, cependant, que, contrairement à la logique la plus élémentaire, le roquet de service, Nicolas Mayer-Rossignol, joue la mouche du coche avec une indécence qui frise l’incongruité : où sont donc les milliards d’euros que, soi-disant, le Gouvernement Valls avait promis aux présidents des pseudo-régions de haute et de basse Normandie pour résoudre la question ferroviaire ? Il ne s’agissait que d’un mensonge destiné à duper le corps électoral à la veille des élections régionales de fin 2015. Alors, pas eux, pas cela !
Hervé Morin, en tant que Président de l’Association des Régions de France, n’a pas réussi à empêcher une recentralisation de l’apprentissage et une quasi-privatisation du système au profit du MEDEF : les Régions perdent, là, une de leurs prérogatives. Pourtant, en Normandie, l’apprentissage connaissait depuis deux ans une extension prometteuse, à tel point que la Chambre des Métiers et de l’Artisanat affichait une certaine satisfaction pour les progrès réalisés.
 
LE POINT NOIR DES MOBILITÉS EN NORMANDIE
 
Les mois se suivent et se ressemblent dans la déshérence dans laquelle la Normandie s’embourbe en matière de communications et d’enclavement préjudiciable pour l’économie régionale.
  • La galère (le mot se retrouve dans toute la presse) des usagers du train a atteint son paroxysme en ce mois de février qui, fait inouï sans doute, est un mois d’hiver.
  • La ligne Paris – Granville ne se maintiendra que grâce au soutien de la Région. Il paraît que les petites lignes seront préservées, mais l’État refile le bébé aux Régions (Morin avait prévu le coup). La L.N.P.N. est « confortée, mais repoussée » : nous aimons cette formule. En fait, il n’y a pas de pognon pour établir un calendrier de réalisation de cette ligne nouvelle plausible. Il paraît qu’il faut se réjouir des 200 millions d’euros que SNCF - Réseau va investir dans la modernisation du réseau normand : ce n’est qu’une très petite partie de la « dette » que cette féodalité a envers la Normandie…
  • Les péages autoroutiers ont encore augmenté.
  • Le contournement Est de Rouen est certes décidé, mais l’opinion est prévenue : les Écolos fanatiques voudraient bien en faire une nouvelle ZAD. C’est, en tout cas, sur une double page ce que Paris-Normandie laisse entendre…
  • Dans l’aérien, malgré des résultats encourageants, les compagnies continuent à pomper les subventions et à se tirer ensuite, comme Ryanair à Deauville, dès que la conjoncture pourrait ne plus être favorable.
  • Même les Bacs de Seine connaissent des difficultés relatives, comme à Quillebeuf, à leur vétusté.
  • Cela étant, tout va bien : le Gouvernement décide le passage à 80 km/h sur route. Pour plus de sécurité, paraît-il. Parce que l’état du réseau routier se dégrade en réalité. Et cela touche, bien entendu, la France rurale. Il n’est pas étonnant dans ces conditions que les Présidents de Conseils départementaux du Calvados, de la Manche et de l’Orne se soient associés à d’autres collègues de départements ruraux pour protester contre cette mesure discriminatoire… qui n’inquiète pas le monde des bo-bos des métropoles…
 
PROBLÈMES DE SOCIÉTÉ
 
  • Ouistreham, Dieppe et Cherbourg vont-ils devenir de nouveaux Calais ? Le problème des migrants commence à s’y poser avec acuité. Il n’est pas question la plupart du temps de droit d’asile ou d’assimilation de populations étrangères car ces migrants sont désireux de partir en Angleterre, qui n’en veut pas, non pas de s’installer en Normandie. D’autre part, la question des migrants mineurs non accompagnés devient cruciale : ils sont à la charge des collectivités départementales dont les structures d’aide à l’enfance sont saturées et cela coûte très cher. La situation s’aggrave.
  • Inquiétude toujours à propos du manque de médecins : « Un Normand sur cinq vit dans une zone où la pénurie de médecins est criante. Attirer de nouveaux praticiens reste compliqué. L’Agence régionale de santé doit penser autrement » (Ouest-France, 14 février). La solution réside-t-elle dans la création de pôles de santé ? Pour l’instant, la Manche en compte 14 et en a 5 en projets ; l’Orne en a 7 et un autre en projet ; le Calvados en a 14 ouverts et 12 en projets ; l’Eure en a 12 et 4 en projets ; enfin la Seine-Maritime en possède 11 et il y en 8 en projets. Au total, la Normandie a ouvert 58 pôles de santé, en prévoit 29 autres. On est encore loin des 98 pôles qu’il faudrait avoir pour répondre aux besoins. Dans la région de Fécamp notamment le fait que la zone ne soit plus considérée comme déficitaire suscite un véritable tollé. Un collectif « Un médecin pour tous » et des élus dénoncent cette « décision hallucinante » (Paris – Normandie, 8 février). Bien entendu, on se raccroche à la perspective de la télé-médecine. Les députés P.C.F. de Seine – Maritime font la tournée des hôpitaux où la situation y est très tendue.
  • Mêmes remarques à propos de la désertification en médecine vétérinaire : est-ce ainsi que l’on va élever le niveau de la qualité des troupeaux bovins, caprins, porcins ou chevalins ?
  • L’autre grande affaire du moment réside dans la perspective de réforme de la carte judiciaire voulue par le Gouvernement : va-t-on supprimer une des deux Cours d’Appel de Normandie ? Va-t-on supprimer le tribunal d’instance de Lisieux ? L’inquiétude est grande, aussi bien à Rouen qu’à Caen ou, même, à Lisieux. Elle est légitime, même si le prurit clochemerlesque réapparaît pour la circonstance entre les deux principales villes normandes. La position du Mouvement Normand est claire à ce propos : s’il ne faut qu’une Cour d’Appel en Normandie, nous souhaitons qu’elle soit désignée sous le nom de Cour d’Appel de Normandie (Rouen – Caen), les deux pôles se spécialisant sur les dossiers techniques et se complétant sur les dossiers courants, qui nécessitent plus la proximité des justiciables et de leurs conseils. Quant à la suppression du Tribunal d’Instance de Lieux (ou de tout autre tribunal d’instance dans le reste de la Normandie), nous n’en voyons pas la nécessité. Trop de services publics disparaissent dans la France périphérique : il serait temps d’arrêter l’hémorragie.
 
AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE
 
Les responsables politiques et économiques de Normandie sont dans l’attente de la décision, au plus haut niveau de l’État, du projet du Grand Paris. Il impactera évidemment l’aménagement du territoire de l’ensemble du Bassin parisien et pas seulement de la Région Ile-de-France.
La tentation (mortifère pour la Normandie) d’adjoindre l’Axe Seine au projet du Grand Paris, c’est-à-dire, en fait, de faire dépendre la gouvernance de l’épine dorsale de la Normandie à une autorité parisienne ou technocratique est, paraît-il, en sommeil du côté de l’Élysée et de Matignon. Des décisions devaient être prises en… octobre dernier, sans cesse repoussées : cela n’est pas rassurant. Quoi qu’il en soit, voilà un dossier à propos duquel il faut rester vigilant.
Cela rend presque dérisoires les antagonismes entre la Ville de Rouen et la Métropole Rouen – Normandie. La ville semble abandonner tout dynamisme intrinsèque et lâche les rênes sur certaines de ses compétences, comme la gestion de la patinoire de l’Ile Lacroix, le Théâtre des Arts et l’École des Beaux-Arts. Cela vaut peut-être mieux ainsi : les édiles rouennais se révèlent trop amorphes. C’est dans ce contexte que la Ville de Rouen entend évaluer sa notoriété et soigner son image. C’en est presque risible. Il est temps que la Ville de Rouen trouve sa place, toute sa place dans la Métropole.
La CODAH, de son côté, veut constituer une communauté urbaine avec les C.D.C. de Criquetot – L’Esneval et Caux – Estuaire.
D’autre part, la communauté d’agglomération Caux Vallée de Seine unit ses forces avec Rouen Normandy Invest pour promouvoir les territoires respectifs de la Métropole et Caux Vallée de Seine.
On est loin – et c’est dommage – du projet de Métropole normande qui, selon les Quinze Géographes, unirait Caen, Le Havre et Rouen et permettrait ainsi de résister à l’impérialisme parisien.
 
EN VRAC
 
  • On s’inquiète sur l’avenir de la centrale thermique du Havre. Les récentes intempéries ont montré que cet équipement pouvait se révéler indispensable. Il le serait davantage encore si le développement des éoliennes off – shore, dont la production d’électricité est intermittente, nécessitait l’appoint d’une centrale thermique, fut-elle au charbon. L’exemple du Danemark est, à cet égard, à méditer.
  • Quoi qu’il en soit, la décision a été prise d’autoriser la réalisation du champ d’éoliennes off-shore au large de Dieppe et du Tréport. Ce qui suscite les vives oppositions des pêcheurs normands et étaplois.
  • L’E.P.R. de Flamanville suscite encore des interrogations : cette fois, il s’agit de soudures. L’A.S.N. (Agence de sûreté nucléaire) se dit très vigilante : quand ce chantier pharaonique sera-t-il terminé et opérationnel ?
  • Il apparaît que les Normands font des progrès en matière de tri sélectif des déchets. Le Normand recycle 48,1 kg d’emballages par an, alors que la moyenne nationale n’est que de 47,6 kg par personne.
  • Les intempéries ont fragilisé certaines falaises fluviales comme à Villequier où douze maisons doivent être évacuées. De même, nombre de marnières s’effondrent et s’ouvrent : ce n’est pas une calamité naturelle, mais une conséquence d’une exploitation non contrôlée du sous-sol crayeux au cours des siècles passés.
  • Les inondations de ce mois ont confirmé le rôle stabilisateur d’un espace comme le Marais Vernier, qui se comporte comme une éponge : le Parc naturel régional des Boucles de la Seine Normande a autorisé un relèvement du niveau des eaux d’une dizaine de centimètres au grand dam de quelques agriculteurs se refusant à voir dans cette mesure un moyen naturel de lutter contre les inondations dans la basse vallée de la Seine.
Comme on le voit, il n’est pas facile de concilier des intérêts contraires et seul un sentiment de solidarité est à même de surmonter des divergences plus ou moins égoïstes. La notion d’intérêt général devrait toujours prévaloir. Vœu pieux ? Mais y-a-t-il un autre chemin ?

Guillaume LENOIR
Assisté de Thierry Langlois et Edwige Le Forestier 

P.S. : Tous les faits signalés dans cette chronique reposent sur des articles collectés dans la presse normande. Pour plus de précisions, s’adresser à l’O.D.I.N. (87, rue de la République – 76 940 La Mailleraye sur Seine).

La Rédaction


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