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Le Président Je-ne-sais-qui est un malotru !

Lundi 21 Février 2011

Communiqué hebdomadaire du Mouvement Normand


Le Président Je-ne-sais-qui est un malotru !

Définition du dictionnaire Larousse : MALOTRU, E, nom (du latin « male astrucus », né sous un mauvais astre). Personne qui manque d’éducation, qui a des manières grossières ; goujat, rustre (langue soutenue).

Il ne s’agit donc pas d’une injure, mais d’une dénomination qui s’adapte tout à fait aux écarts de langage d’un personnage ne se contrôlant plus dans ses phobies et obsessions anti-normandes. On l’aura compris, nous parlons de la dernière provocation du président de la région-croupion de haute-Normandie qui, interpellé par madame le Sénateur Catherine Morin-Desailly en commission permanente du conseil régional sur le fait que la collectivité territoriale ne participait pas au financement des manifestations du XIe centenaire…, l’interrompit grossièrement par un méprisant : « Onzième centenaire de je ne sais quoi » et confirma son refus d’accompagner son homologue de basse- Normandie dans cette entreprise de commémoration et de mise en exergue du prestigieux héritage régional.

Nous avons déjà dénoncé dans notre précédent communiqué (N° 153 – semaine 4, année 2011 : « Pire qu’une goujaterie, c’est une faute ! ») ce refus de mener en commun dans toute la Normandie une politique culturelle et touristique fondée sur la mise en perspective d’un riche passé : c’était déjà une mauvaise manière car il y avait un manque de réciprocité moins d’un an après que les départements bas-normands et la demi-région de basse Normandie eussent, comme l’on dit, « marché au canon » pour contribuer au succès du festival Normandie impressionniste, initié par les responsables haut-normands, parmi lesquels Laurent Fabius, président de la C.R.E.A. et député de la Seine – Maritime… Les conséquences de la défaillance de la collectivité régionale haut-normande a entraîné le désintérêt du département de la Seine-Maritime et de la Ville de Rouen qui, pourtant, il y a un siècle, lors des fêtes du Millénaire, avait vu passer plus de 400 000 spectateurs enthousiastes : cela fera-t-il l’affaire de notre industrie touristique ? On murmure que, ça et là, nombre de restaurateurs et d’hôteliers de la région rouennaise s’indignent de l’absence de festivités pour ce XIe centenaire de la naissance de la Normandie. On jugera de cet effet désastreux quand on fera le bilan touristique de l’année 2011.

Bien entendu, sans négliger aucunement l’aspect économique de cet acte délibéré de sabotage de la solidarité normande, le Mouvement Normand retiendra surtout la signification négative du refus méprisant du sieur Le Vern (et de ses thuriféraires de l’acabit du genre Taleb, son aboyeur de circonstances) de vouloir prendre en compte l’héritage normand dans ses dimensions historiques, mémorielles et culturelles. Il est vrai que pour ces hauts personnages, l’histoire de leur demi-région ne commence qu’à la date où ils sont arrivés aux affaires… La réalité — celle qu’il leur déplaît de se la voir rappelée —, c’est qu’ils traînent une ignorance abyssale de notre histoire et qu’ils feignent le choix de la modernité par une totale incompréhension du passé et de l’apport de la Normandie à l’histoire de la France, de l’Angleterre, de l’Italie du sud, de l’Europe.

Le Vern (le président Je-ne-sais-qui), dans sa toute dernière sortie, en fait davantage. Nous ne nous arrêterons pas sur sa muflerie à l’égard de son interlocutrice : elle en dit long sur la conception du dialogue démocratique que ce potentat aux petits pieds se fait dans ses rapports avec son opposition. Elle est pratiquement bâillonnée en session plénière du Conseil régional (Le Vern a réduit les temps de parole…) et éliminée des prises de décision. Ce que nous déplorons, nous, au Mouvement Normand, c’est le mépris de la réalité normande d’un de ses principaux élus, qui confine maintenant au déni de Normandie.

Être président de région (même s’il s’agit en l’occurrence d’une demi-région) implique des pouvoirs. Personne ne les lui conteste, nous moins que d’autres puisque le Mouvement Normand en tant qu’organisation régionaliste milite pour l’extension du Pouvoir régional. Mais la fonction implique aussi des devoirs et, d’abord, celui d’assumer pleinement l’histoire, la culture et l’identité de la région que l’on prétend diriger. Cela, Le Vern ne le comprend pas : la haute – Normandie, pour lui, est un fief qu’il entend diriger à sa guise – certains diront « selon son bon plaisir » - et, surtout, il veut en faire un bastion de sa tendance politique. Il y a du totalitarisme chez cet homme inspiré du jacobinisme le plus rutilant. Être de droite constitue à ses yeux une obscénité, mais qu’il fasse bien attention : sa majorité est hétéroclite. Les Verts, les Radicaux de gauche, les Communistes ne sont pas toujours sur sa même ligne et que dire de ses collègues socialistes de l’Eure et de la basse-Normandie qui, en l’occurrence, sont les premiers à déplorer l’ostracisme anti-normand du personnage…

Ce monsieur paiera un jour son mépris des Normands et son déni de Normandie.

Guillaume LENOIR

Rédaction TVNC